Frise chronologique
1923
Construction de la librairie
Construction de la librairie
1923 (≈ 1923)
Campagne de reconstruction de Béthune post-Première Guerre.
1er août 2001
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1er août 2001 (≈ 2001)
Protection des façades et toitures par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades et toitures (cad. BE 474) : inscription par arrêté du 1er août 2001
Personnages clés
| Jacques Alleman - Architecte |
Concepteur du bâtiment en 1923. |
Origine et histoire
La librairie Fournier de Béthune fut construite en 1923 dans le cadre de la campagne de reconstruction de la ville après les destructions de la Première Guerre mondiale. Ce bâtiment, situé au 34 rue Grosse-Tête et à l’angle de la rue des Treilles, se distingue par son architecture symétrique et monumentale, conçue pour marquer le principal carrefour commerçant de Béthune. Les façades, identiques sur chaque rue, sont réalisées en béton armé et brique, avec des entrées d’habitation ornées de sculptures. Le décor, incluant des motifs de pommes de pin en ciment, symbolise la prospérité retrouvée de la ville.
L’édifice a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 1er août 2001 pour l’ensemble de ses façades et toitures. Son architecte, Jacques Alleman, a conçu un bâtiment où les espaces commerciaux (la librairie) sont clairement séparés des niveaux d’habitation, reflétant une organisation urbaine fonctionnelle. La propriété appartient aujourd’hui à une société privée. La localisation du monument, bien que documentée, est jugée d’une précision a priori satisfaisante (niveau 6/10), avec des coordonnées GPS pointant vers le 42 rue Grosse Tête.
La librairie Fournier incarne l’effort de reconstruction des Hauts-de-France après 1918, où l’architecture joua un rôle clé dans la revitalisation des centres-villes détruits. Le choix de matériaux modernes comme le béton armé, combiné à des éléments décoratifs en ciment, illustre une volonté de concilier innovation technique et esthétique monumentale. Ce bâtiment reste un témoignage de l’optimisme économique des années 1920, période où Béthune, comme d’autres villes du Nord-Pas-de-Calais, cherchait à effacer les stigmates de la guerre par une renaissance urbaine ambitieuse.