Frise chronologique
1870
Siège de Belfort
Siège de Belfort
1870 (≈ 1870)
Résistance du colonel Denfert-Rochereau inspirant le monument.
1878
Salon de sculpture
Salon de sculpture
1878 (≈ 1878)
Présentation du modèle en plâtre par Bartholdi.
1880
Inauguration à Paris
Inauguration à Paris
1880 (≈ 1880)
Installation place Denfert-Rochereau après acquisition.
1920
Ajout du médaillon
Ajout du médaillon
1920 (≈ 1920)
Hommage en bronze à Denfert-Rochereau.
1940-1944
Régime de Vichy
Régime de Vichy
1940-1944 (≈ 1942)
Retrait du médaillon pour mobilisation des métaux.
1979
Restauration du médaillon
Restauration du médaillon
1979 (≈ 1979)
Nouveau médaillon installé après la guerre.
2003-2004
Protection monument historique
Protection monument historique
2003-2004 (≈ 2004)
Inscription officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument (cad. AP 33) : inscription par arrêté du 17 juin 2003, modifiée par arrêté du 23 juin 2004
Personnages clés
| Auguste Bartholdi - Sculpteur |
Créateur du Lion et de la statue de la Liberté. |
| Colonel Aristide Denfert-Rochereau - Défenseur de Belfort |
Symbole de résistance pendant le siège de 1870. |
| Henri Calet - Écrivain |
A évoqué le lion comme « fétiche » local. |
| Jacques Charpentreau - Poète |
Auteur d’un poème dédié au monument. |
Origine et histoire
Le Lion de Belfort de Paris est une œuvre en plaques de cuivre repoussé créée par Auguste Bartholdi, installée au centre de la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Réplique au tiers du Lion de Belfort original (taillé dans la roche), elle mesure 4 mètres de haut pour 7 mètres de long. La sculpture symbolise la résistance héroïque du colonel Denfert-Rochereau lors du siège de Belfort pendant la guerre franco-allemande de 1870. Son regard est tourné vers la statue de la Liberté, autre création de Bartholdi située dans le 15e arrondissement.
Présenté hors concours au Salon de sculpture de 1878 sous forme de modèle en plâtre, le monument est acquis en 1880 par la ville de Paris pour 20 000 francs. Initialement prévu pour les Buttes-Chaumont, il est finalement installé place Denfert-Rochereau après une pétition des habitants du 14e arrondissement. Un médaillon en bronze représentant Denfert-Rochereau, ajouté en 1920, est retiré sous le régime de Vichy pour la mobilisation des métaux, puis remplacé en 1979.
Le Lion de Belfort parisien est inscrit aux monuments historiques depuis le 17 juin 2003, avec une modification de protection en 2004. Il incarne un symbole de résistance et de fierté locale, comme en témoignent les écrits d’Henri Calet ou le poème de Jacques Charpentreau. Son piédestal et sa localisation en font un point central de la mémoire de la guerre de 1870 dans la capitale.
La sculpture est réalisée en plaques de cuivre repoussé, technique typique du XIXe siècle pour les monuments extérieurs. Son inauguration en 1880 coïncide avec une période de reconstruction nationale après la défaite face à la Prusse. Le choix du cuivre, matériau durable mais vulnérable aux réquisitions (comme en 1940), reflète les enjeux mémoriels et matériels de l’époque.