Lit de Saint-Jean de Guimaëc dans le Finistère

Patrimoine classé Mégalithes Allées couvertes

Lit de Saint-Jean de Guimaëc

  • Route de Fry
  • 29620 Guimaëc
Lit de Saint-Jean de Guimaëc
Lit de Saint-Jean de Guimaëc
Lit de Saint-Jean de Guimaëc
Lit de Saint-Jean de Guimaëc
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1840
Première mention écrite
25 juillet 1930
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit Lit de Saint-Jean à 400 m environ de la Chapelle du Christ (cad. B 191) : classement par arrêté du 25 juillet 1930

Personnages clés

Abbé Clech Auteur de la première mention écrite du dolmen en 1840.
Le Men A mentionné le dolmen dans ses écrits en 1876.
Flagelle A décrit le dolmen en 1878 et rapporté des traditions locales.
Paul du Châtellier A recensé les dalles du dolmen au début du XIXe siècle.

Origine et histoire du Lit de Saint-Jean

Le dolmen dit Lit de Saint-Jean, aussi appelé Tombeau de la Fileuse, est une allée couverte située à Guimaëc, dans le Finistère. L'édifice est mentionné pour la première fois par l'abbé Clech en 1840, puis par Le Men en 1876 et Flagelle en 1878 ; il a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 25 juillet 1930. Selon les descriptions des auteurs du XIXe siècle, le monument comptait encore onze dalles, tandis que Paul du Châtellier en recense treize au début du même siècle. Dans son état actuel, huit orthostates subsistent — trois à l'ouest, quatre à l'est et une dalle de chevet — d'une hauteur moyenne d'environ 1,50 m, formant une chambre longue de 3,40 m et large de 0,80 à 0,90 m. Deux blocs visibles de l'autre côté du chemin semblent correspondre au prolongement de l'allée, aujourd'hui partiellement démantelée. Les dalles sont en gabbro d'origine locale. Plusieurs auteurs anciens signalent la présence, à proximité, d'un ou de deux cromlechs. D'après une tradition rapportée par l'abbé Clech, le site, appelé en breton Gouele-ar-inkineres, était fréquenté la nuit par une fileuse — une fée — qui s'asseyait sur une grosse pierre blanche voisine et dont le fuseau, lorsqu'elle filait, allait tantôt ici, tantôt à Plougasnou, où l'on trouve un lieu similaire portant le même nom. Selon Flagelle, l'édifice était attribué à saint Jean-Baptiste : les fidèles se rendant au pardon de Saint-Jean-du-Doigt s'arrêtaient pour se frotter le dos contre la dalle la plus élevée du fond afin de se préserver des rhumatismes.

Liens externes