Origine et histoire
La livrée de Viviers, également connue sous les noms de livrée Gaillard de la Motte ou collège de Croix, est un monument situé dans la ville d’Avignon. Ses origines remontent aux XIVe et XVe siècles, avec des transformations majeures au XVIIIe siècle. Ce bâtiment, typique des livrées cardinalices ou universitaires d’Avignon, reflète les évolutions architecturales et sociales de la cité des papes à travers les époques.
Le monument se compose de deux parties distinctes : un bâtiment des XIVe et XVe siècles, classé Monument Historique par arrêté du 31 décembre 1985, et une extension perpendiculaire du XVIIIe siècle, inscrite depuis le 30 septembre 1975. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, notamment pour ses façades et toitures. Propriété de la commune d’Avignon, le site est localisé au 5 rue du Collège-de-la-Croix, dans le département de Vaucluse.
Les livrées avignonnaises, comme celle de Viviers, servaient initialement de résidences pour les étudiants, les clercs ou les serviteurs des cardinaux pendant la période pontificale. Leur présence témoigne du rôle intellectuel et religieux majeur d’Avignon, notamment lors du Grand Schisme d’Occident (XIVe–XVe siècles). Au XVIIIe siècle, des rénovations ont adapté ces espaces à de nouveaux usages, intégrant des éléments classiques dans un tissu médiéval.
La localisation du monument, bien que documentée (adresse et coordonnées GPS), est jugée d’une précision « passable » (note 5/10), ce qui peut refléter des incertitudes sur son emprise exacte ou des modifications urbaines ultérieures. Aujourd’hui, son statut de propriété communale laisse supposer des vocations culturelles, éducatives ou touristiques, bien que les sources ne précisent pas son accessibilité actuelle.
Le contexte historique d’Avignon aux XIVe et XVe siècles est marqué par l’influence de la papauté, attirant érudits, artistes et artisans. Les livrées s’inscrivaient dans un réseau de collèges et résidences liées à l’Université, fondée en 1303. Au XVIIIe siècle, la ville, alors intégrée aux États pontificaux, connaît un renouveau architectural, mêlant héritage médiéval et influences baroques ou néoclassiques.
L’absence de sources détaillées sur les commanditaires ou les occupants spécifiques de cette livrée limite la connaissance de son histoire sociale. Cependant, son classement parmi les Monuments Historiques et sa double protection (inscription et classement) attestent de sa valeur patrimoniale, à la fois pour son architecture et son ancrage dans l’histoire avignonnaise.