Frise chronologique
1486-1493
Construction initiale
Construction initiale
1486-1493 (≈ 1490)
Édifié par Olivier Barrault, trésorier de Bretagne.
1598
Préparation de l’édit de Nantes
Préparation de l’édit de Nantes
1598 (≈ 1598)
Henri IV y prépare l’« édit de pacification ».
1673
Transformation en séminaire
Transformation en séminaire
1673 (≈ 1673)
Achat par le clergé, travaux majeurs.
1801
Ouverture du muséum
Ouverture du muséum
1801 (≈ 1801)
Devenu musée après la Révolution.
1902
Classement monument historique
Classement monument historique
1902 (≈ 1902)
Protection des bâtiments du XVe siècle.
1999-2004
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement
1999-2004 (≈ 2002)
Travaux dirigés par Mester de Parajd et Stinco.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments du XVe siècle : classement par arrêté du 29 janvier 1902 ; Façades sur la rue du Musée ; construction à pans de bois en porte-à-faux ; arcade reliant le logis à l'ancienne chapelle du séminaire : inscription par arrêté du 12 avril 1951
Personnages clés
| Olivier Barrault - Commanditaire et premier propriétaire |
Trésorier de Bretagne, maire d’Angers. |
| Henri IV - Roi de France |
Y prépare l’édit de Nantes en 1598. |
| Marie de Médicis - Reine de France |
Propriétaire du logis au XVIIe siècle. |
| Jean Lecomte - Architecte du séminaire |
Dirige les transformations du XVIIe siècle. |
| Gábor Mester de Parajd - Architecte en chef des Monuments historiques |
Dirige la restauration (1999-2004). |
Origine et histoire
Le Logis Barrault, édifié entre 1486 et 1493 par Olivier Barrault, trésorier de Bretagne et maire d’Angers, est le plus ancien hôtel particulier de la ville. Situé place Saint-Éloi, il illustre l’architecture civile de prestige de la fin du Moyen Âge, avec ses façades en tuffeau, ses voûtes ogivales et son escalier à vis Renaissance. Ce palais urbain, conçu pour accueillir des hôtes illustres comme Louis XII ou Marie de Médicis, témoigne aussi de l’influence politique de son commanditaire, proche du pouvoir royal.
Au XVIIe siècle, le logis devient propriété du clergé et est transformé en grand séminaire, subissant d’importantes modifications : surélévation de deux étages, construction d’un réfectoire, d’une chapelle et de coursives en pan de bois. Ces travaux, menés par l’architecte Jean Lecomte, altèrent partiellement la structure originale, notamment en supprimant une tour d’escalier symétrique et une loggia sur jardin. Le site conserve cependant des éléments médiévaux, comme des sous-sols voûtés et des remplois de maçonneries antiques.
La Révolution française marque un nouveau tournant : le séminaire est converti en École centrale, puis en muséum en 1801, devenant l’un des premiers musées de province. Au XIXe siècle, des architectes comme Ernest Dainville réorganisent les espaces pour les adapter à leur vocation muséale, ajoutant une aile pour le conservateur et une galerie au fond du jardin. Classé monument historique dès 1902, le logis subit une restauration majeure entre 1999 et 2004, révélant son histoire stratifiée, des fondations médiévales aux extensions contemporaines.
Parmi les événements marquants, l’édit de Nantes (alors appelé « édit de pacification ») y est préparé en 1598 par Henri IV, soulignant le rôle politique du lieu. Le bâtiment abrite aussi des trésors architecturaux, comme une loggia voûtée et un escalier à vis aux voûtes en palmier, comparables à ceux des châteaux de Baugé ou de Montsoreau. Aujourd’hui, il allie patrimoine historique et fonction muséale, offrant un parcours à travers l’art et l’histoire angevine.
Les protections successives (classement en 1902, inscription partielle en 1951) préservent ses éléments les plus remarquables : façades sur la rue du Musée, construction à pans de bois en porte-à-faux, et l’arcade reliant le logis à l’ancienne chapelle. Ces mesures reflètent la valeur exceptionnelle d’un édifice ayant traversé plus de cinq siècles d’histoire, des fastes de la Renaissance aux bombardements de 1944, qui détruisirent une partie de ses communs.
Devenir actuel
Il abrite le Musée des beaux-arts d'Angers.