Frise chronologique
XIIe-XIIIe siècle
Construction du donjon roman
Construction du donjon roman
XIIe-XIIIe siècle (≈ 1350)
Siège présumé d’un château important
1419
Première mention textuelle
Première mention textuelle
1419 (≈ 1419)
Apparition de la seigneurie dans les archives
vers 1598
Rénovation post-guerres de Religion
Rénovation post-guerres de Religion
vers 1598 (≈ 1598)
Ajout des échauguettes et remaniement
14 avril 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 avril 1997 (≈ 1997)
Protection du logis et de son décor
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis, y compris son décor de lambris à l'étage (cad. C 1353) : inscription par arrêté du 14 avril 1997
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique |
Origine et histoire
Le logis de Bouchereau, aussi appelé Bourg-Charreau, est implanté à Macqueville en Charente-Maritime. Dès le XIIe ou XIIIe siècle, il aurait abrité un château important avec donjon roman, bien que la seigneurie ne soit attestée qu’en 1419. Le site, probablement ruiné pendant la guerre de Cent Ans, conserve des éléments défensifs comme des baies géminées et des meurtrières, ainsi qu’une voûte en berceau brisé dans sa partie ouest, vestige du donjon originel.
Au tournant du XVIIe siècle (vers 1598), le logis est remanié : deux échauguettes cylindriques à toits en poivrière sont ajoutées sur la façade sud, tandis que des baies rectangulaires et une porte classique (pilastres et entablement) percent les murs plus tard. L’intérieur révèle une dichotomie entre la moitié ouest, d’origine médiévale, et la partie est, reconstruite aux XVIIe-XVIIIe siècles. Un décor du XVIIe siècle subsiste à l’étage : cheminées sculptées avec paysages peints sur les trumeaux, et lambris aux motifs géométriques (losanges, pointes de diamant).
La charpente ancienne de la partie ouest, avec ses bois à arêtes abattues et ses jambettes courbes, témoigne de techniques médiévales. Le domaine s’organise autour d’une cour quadrangulaire, entourée de communs tardifs et accessible par un portail daté de 1791. Les chais du XIXe siècle masquent aujourd’hui la façade nord. Le logis, y compris son décor intérieur, est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 14 avril 1997.