Frise chronologique
vers 1630
Construction du premier logis
Construction du premier logis
vers 1630 (≈ 1630)
Bâti par la famille Mesmole
vers 1800
Reconstruction par Tabuteau
Reconstruction par Tabuteau
vers 1800 (≈ 1800)
Logis actuel édifié
1865
Crise du phylloxéra
Crise du phylloxéra
1865 (≈ 1865)
Abandon temporaire du domaine
1924-1930
Aménagement des jardins
Aménagement des jardins
1924-1930 (≈ 1927)
Par Eugène Bureau pour René Tabuteau
11 décembre 1992
Inscription monument historique
Inscription monument historique
11 décembre 1992 (≈ 1992)
Logis et jardins protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis d'habitation ; façades et toitures des pavillons ; cour ; terrain de jeux ; jardin (avec ses portes et murs de clôture) (cad. B 10, 96 à 98) : inscription par arrêté du 11 décembre 1992
Personnages clés
| Jean-Baptiste Tabuteau - Propriétaire et reconstructeur |
Acheteur du domaine vers 1800 |
| René Tabuteau - Commanditaire des jardins |
Fait aménager le parc (1924-1930) |
| Eugène Bureau - Architecte-paysagiste |
Concepteur des jardins et parc |
Origine et histoire
Le logis de Chênard, situé à Chavenat dans la commune de Boisné-La Tude (Charente), trouve ses origines au XVIIe siècle. Le premier logis, bâti vers 1630 par la famille Mesmole, fut incendié pendant la Révolution, épargnant seulement les pigeonniers et les communs. Au début du XIXe siècle, Jean-Baptiste Tabuteau acquiert le domaine et reconstruit le logis actuel, marquant le début de son histoire moderne.
Initialement dédié à la viticulture, le domaine souffre de la crise du phylloxéra en 1865 et est abandonné. Entre 1924 et 1930, René Tabuteau, descendant de Jean-Baptiste, transforme radicalement le parc en collaboration avec Eugène Bureau, architecte-paysagiste et chef-jardinier d’Angoulême. Ce dernier conçoit des jardins variés (roseraie, potager, parc à l’anglaise) et utilise des techniques innovantes, comme un chemin de fer Decauville pour transporter la terre.
Le logis, de style sobre avec deux niveaux et une façade symétrique, est entouré de dépendances typiques (pigeonniers, communs). Les jardins, structurés autour d’allées sinueuses et de parterres géométriques, sont considérés comme l’un des plus beaux ensembles paysagers de Charente. En 1992, l’ensemble (logis, jardins, cour) est inscrit à l’inventaire des monuments historiques, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Aujourd’hui, le domaine reste propriété de la famille Tabuteau. Les jardins, ouverts au public de juin à septembre, sont entretenus depuis 1997 par une jardinière dédiée. Leur composition mêle héritage classique (jardin régulier) et influences pittoresques (parc à l’anglaise), illustrant l’évolution des goûts paysagers entre le XIXe et le XXe siècle.