Frise chronologique
1445
Première mention du fief
Première mention du fief
1445 (≈ 1445)
Aveu de Jean Acarie, sieur de Sigogne.
1608
Vente aux Hauteclaire
Vente aux Hauteclaire
1608 (≈ 1608)
Fin de la possession par les Tizon d’Argence.
1687
Inventaire descriptif
Inventaire descriptif
1687 (≈ 1687)
Fenêtres à meneaux et cadran solaire cités.
1er décembre 1969
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
1er décembre 1969 (≈ 1969)
Protection des façades et toitures.
2018
Usage contemporain
Usage contemporain
2018 (≈ 2018)
Partie occupée par la Maison Jean-Baptiste.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir (à l'exclusion des autres bâtiments) (cad. AL 3, 17) : inscription par arrêté du 1er décembre 1969
Personnages clés
| Jean Acarie - Seigneur de Sigogne |
Premier seigneur mentionné en 1445. |
| Martin Tizon - Seigneur d’Argence |
Possesseur du fief en 1446. |
| François de Hauteclaire - Écuyer, seigneur du Maine-Gagnaud |
Acquéreur du fief en 1608. |
| Claude Trémeau - Ancien maire d’Angoulême |
Propriétaire en 1769, conseiller au présidial. |
| Alexandre Trémeau - Adjoint au maire de Ruelle |
Propriétaire en 1807, petit-fils de Claude. |
Origine et histoire
Le logis de Fissac, situé à Ruelle-sur-Touvre en Charente, est un monument du XVIIe siècle implanté au bord de la rivière Touvre. Ce corps de logis à trois niveaux, couvert d’ardoises, se distingue par sa façade sud percée de nombreuses ouvertures et une lucarne centrale ornée d’une coquille. À l’est et à l’ouest, deux ailes basses prolongent l’édifice, surmontées de terrasses à balustrades. La cour intérieure, autrefois unifiée, est aujourd’hui divisée par un mur, altérant la perspective d’ensemble.
Le fief de Fissac, attesté dès 1445, appartient successivement à des familles nobles de l’Angoumois, comme les Tizon d’Argence jusqu’en 1608, puis aux Hauteclaire, du Theil, et enfin aux Trémeau à partir de 1769. Un inventaire de 1687 mentionne des fenêtres à meneaux et un cadran solaire dans le jardin, témoignages des aménagements de l’époque. En 1969, les façades et toitures du logis sont inscrites aux Monuments Historiques. Depuis 2018, une partie du bâtiment abrite la Maison Jean-Baptiste, une institution sociale pour enfants.
L’architecture du logis reflète son statut de résidence seigneuriale : porte centrale encadrée de colonnes ioniques, écusson sculpté, et lucarnes ouvragées. Le site, bien que partiellement modifié, conserve des traces de son passé aristocratique, lié à l’histoire locale d’Angoulême et de ses familles influentes. La protection de 1969 vise à préserver ces éléments patrimoniaux, malgré les transformations ultérieures comme la division de la cour ou son usage contemporain.