Logis de Frégeneuil à Soyaux en Charente

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Logis

Logis de Frégeneuil à Soyaux

  • 24 Chemin de Fregeneuil 
  • 16800 Soyaux
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Origine du fief
1529
Anoblissement de Jean Géraud
1773
Construction des dépendances
19 avril 1801
Décès de Charles-César Desmier
16 décembre 1996
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis ; façades et toitures des bâtiments de communs ; la partie de la parcelle entourée de murs, y compris ces murs formant l'enclos du logis, et le pigeonnier (cad. AS 12) : inscription par arrêté du 16 décembre 1996

Personnages clés

Jean Géraud Tenancier du fief anobli en 1529 par le chapitre de la cathédrale d'Angoulême.
Charles-César Desmier Propriétaire du domaine, époux de Marguerite de Galard de Béarn.
Marguerite de Galard de Béarn Épouse de Charles-César Desmier, fille de Philippe-Paul de Galard de Béarn et d'Anne d'Astelet.

Origine et histoire du Logis de Frégeneuil

Le logis de Frégeneuil est situé à Soyaux, en Charente. Le fief, connu depuis le XIIe siècle et appelé Donroma (Doroma), appartenait au chapitre de la cathédrale d'Angoulême. Les Géraud en furent longtemps les tenanciers et, en 1529, le chapitre anoblit Jean Géraud. Du XVIIe au XIXe siècle, le domaine fut fréquemment vendu ; il fut acheté par Charles‑César Desmier, qui mourut dans ce château le 29 germinal an IX (19 avril 1801), époux de Marguerite de Galard de Béarn, fille de Philippe‑Paul de Galard de Béarn et d'Anne d'Astelet. Le site se compose d'un ensemble de communs de plan rectangulaire formant un U autour d'une basse‑cour. Un deuxième enclos, bordé de murs au nord et à l'est, contient le logis rectangulaire — présentant un décrochement sur l'élévation nord — et un pigeonnier dans l'angle sud‑est. Le mur de clôture est ponctuellement orné de pilastres sommés de chapiteaux et d'acrotères et est interrompu par les piles d'un portail. L'élévation sud du logis s'ouvre sur une terrasse dotée d'un puits et d'un bassin communiquant avec une vaste prairie. Un bâtiment en ruine aurait servi, selon la tradition, de chapelle. Des vestiges des bâtiments les plus anciens subsistent, notamment ceux de l'imposante fuie ronde. Le logis actuel a été rebâti aux XVIIe et XVIIIe siècles sur des bases du XVIe siècle, en réemployant fenêtres, portes et cheminées antérieures. Sa longue façade, percée de neuf grandes ouvertures au rez‑de‑chaussée et à l'étage, est centrée par un fronton triangulaire. L'intérieur conserve un escalier, des plafonds à solives, des cheminées et des vantaux de portes du XVIIe siècle. Les vastes dépendances qui encadrent la cour carrée sont datées de 1773. Au milieu d'un bois, les jardins en terrasse dominent la vallée de l'Anguienne. Le logis est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 16 décembre 1996.

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