Logis de la Lèche à Touvre en Charente

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Logis

Logis de la Lèche à Touvre

  • 2-8 Route de Sainte-Catherine
  • 16600 Touvre
Logis de la Lèche à Touvre
Logis de la Lèche à Touvre
Logis de la Lèche à Touvre
Logis de la Lèche à Touvre
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1726 ou 1760
Ajout de la chapelle
Fin du XVIIe siècle
Construction du logis
1994
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du logis, puits et portail (cad. AS 42) ; murs de soutènement au nord du logis (cad. AS 41, 42) : inscription par arrêté du 22 juin 1994

Personnages clés

Jean Guimard Seigneur du Jallais et du Banchet, maire d'Angoulême, propriétaire du domaine avant 1650.
Antoine Debord Conseiller en l'élection d'Angoulême, possible constructeur du logis actuel.
Famille Deval Propriétaire du domaine du XVIIIe siècle jusqu'en 1920, seigneurs de Touvre et de La Lèche.

Origine et histoire du Logis de la Lèche

Le Logis de la Lèche, édifié à la fin du XVIIe siècle, se situe sur la commune de Touvre (Charente), à huit kilomètres à l'est d'Angoulême, et a donné son nom à une source de la Touvre à son pied. Bâti sur un plan rectangulaire, il est encadré au nord par une terrasse et au sud par un vaste espace planté de bosquets et de prés ; des murs de soutènement retiennent les terres autour du logis. Un portail, surmonté de trois acrotères en forme de boule, ouvre sur une cour fermée à l'est par un bâtiment de communs. Le corps central, développé sur trois travées, est accosté de deux pavillons formant ressauts à l'est et à l'ouest ; un pavillon à l'est et une chapelle à l'ouest prolongent le bâtiment à ses extrémités. Les combles sont percés de lucarnes à ailerons sculptés de cercles concentriques et à frontons cintrés, ornés d'acrotères en croix de Salomon ou en forme de plumet, éléments qui rapprochent l'ensemble des canons classiques du XVIIIe siècle adaptés à la petite noblesse rurale charentaise. Le logis, couvert d'un toit à pans brisés en tuiles creuses et plates en mansarde, présente cinq lucarnes à frontons curvilignes ; son architecture évoque le Périgord et le château de la Bréchinie à Grassac. Le corps de logis central et les deux pavillons sont tous à un étage ; à l'ouest est accolée l'ancienne chapelle et à l'est une maison devenue cuisine. Un puits couvert en pierre, posé sur cinq colonnes, se trouve au sud-est de la propriété. Côté nord, le logis domine la route et la Font de la Lèche par une terrasse, un mur de soutènement et une rampe d'accès. Dès le XVe siècle, La Lèche est le siège d'un fief : la famille des Ages y réside de 1480 à 1607 et détient plusieurs seigneuries alentour au début du XVIIe siècle. Avant 1650, le domaine est vendu à Jean Guimard, seigneur du Jallais et du Banchet, qui, en sa qualité de maire d'Angoulême, a reçu Louis XIV. Selon certaines sources, en 1704 ou 1741 Jean Guimard de la génération suivante vend la Lèche à la famille Deval ; d'autres documents mentionnent un propriétaire intermédiaire, Antoine Debord, sieur de la Lèche et conseiller en l'élection d'Angoulême, qui aurait fait construire le logis actuel avant qu'il ne passe ensuite aux Deval. Du XVIIIe siècle jusqu'en 1920, les familles Deval, seigneurs de Touvre et de La Lèche, puis Mathé-Dumaine par alliance se succèdent à la propriété. Une chapelle est accolée au logis en 1726 ou 1760 selon les sources ; elle est abandonnée à la Révolution. Après 1950, le logis accueille une exploitation agricole et ses grandes pièces intérieures sont divisées dans les années 1950 ; il reste une propriété privée non visitable, mais bien visible depuis la route. Le logis, le puits et le portail sont inscrits au titre des monuments historiques le 22 juin 1994.

Liens externes