Frise chronologique
1521
Décès de François de Pontbriand
Décès de François de Pontbriand
1521 (≈ 1521)
Transmission de la baronnie à sa fille.
XVe siècle
Construction de l'aile ouest
Construction de l'aile ouest
XVe siècle (≈ 1550)
Première partie du logis édifiée.
XVIe siècle
Extension du manoir
Extension du manoir
XVIe siècle (≈ 1650)
Aile en équerre et escalier en vis ajoutés.
1786
Vente à Alexis Poute
Vente à Alexis Poute
1786 (≈ 1786)
Acquisition par un amiral avant la Révolution.
8 mars 1991
Classement monument historique
Classement monument historique
8 mars 1991 (≈ 1991)
Protection des façades, escaliers et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis ; escalier en vis situé à l'angle des ailes Nord et Ouest du logis ; escalier en bois à balustres situé dans la partie centrale de l'aile Nord du logis ; chapelle avec son plafond à caissons située dans l'aile Ouest du logis (cad. D 50) : inscription par arrêté du 8 mars 1991
Personnages clés
| François de Pontbriand - Baron de la Villatte, ambassadeur |
Propriétaire au début du XVIe siècle. |
| Mathive Formier - Héritière de la baronnie |
Épouse de François de Pontbriand en 1475. |
| Antoinette de Pontbriand - Fille héritière |
Transmet la baronnie à Marin de Montchenu. |
| Claude de Chateauvieux - Comte de Confolens |
Propriétaire via son épouse Marie-Salomé. |
| Alexis Poute - Amiral, dernier propriétaire privé |
Acheteur en 1786 avant la vente nationale. |
Origine et histoire
Le logis de la Villatte, situé à Ansac-sur-Vienne en Charente, est un édifice des XVIe et XVIIe siècles, resté inchangé depuis sa construction. Il fut le siège d’une importante baronnie dotée de droits de haute et basse justice, transmise par héritage à travers plusieurs familles nobles. François de Pontbriand, baron de la Villatte et ambassadeur en Italie, en fut le propriétaire au début du XVIe siècle. Le domaine passa ensuite à sa fille Antoinette, puis à Marin de Montchenu et à Marie-Salomé, épouse de Claude de Chateauvieux, comte de Confolens. Le logis ne servit jamais de résidence principale à ces familles et fut vendu en 1786 à l’amiral Alexis Poute, avant d’être acquis comme bien national.
L’architecture du logis reflète son statut seigneurial : un portail crénelé mène à une basse-cour entourée de communs, tandis que le manoir, en forme d’équerre, comprend une aile du XVe siècle et une extension du XVIe siècle. Un escalier en vis, situé à l’angle des deux ailes, et une tour d’angle renforcent son système défensif. La chapelle, située dans l’aile ouest, est notable pour son plafond à caissons. Une fuie ronde, symbole des droits seigneuriaux, et des tours carrées arasées complètent l’ensemble. Le logis a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 8 mars 1991, incluant ses façades, toitures, escaliers et chapelle.
Au XIXe siècle, le logis subit des aménagements, comme la troncation d’une galerie du XVIe siècle, dont il reste trois arcades sur des piles rondes. Un escalier en bois du XVIIe siècle, situé dans l’aile sud, témoigne des évolutions ultérieures. Malgré ces modifications, le logis conserve des éléments médiévaux et Renaissance, illustrant son histoire mouvementée, liée à des figures influentes de la noblesse et de la cour de France. Son inscription comme monument historique souligne son importance patrimoniale dans la région Nouvelle-Aquitaine.