Construction du logis 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Édification par Guillaume de La Boutonnière.
XVIIe siècle
Modification de la charpente
Modification de la charpente XVIIe siècle (≈ 1750)
Poutres ornées ajoutées au plafond.
9 juin 2000
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 9 juin 2000 (≈ 2000)
Protection officielle du logis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis (cad. B 86) : inscription par arrêté du 9 juin 2000
Personnages clés
Guillaume de La Boutonnière - Probable commanditaire
Seigneur lié à la construction.
Origine et histoire
Le Logis de Ménil-Froger est un petit manoir seigneurial érigé à la fin du XVe siècle, probablement sous l’impulsion de Guillaume de La Boutonnière. L’édifice adopte un plan massé carré, typique des demeures nobles de cette époque, et a conservé ses dispositions d’origine malgré des modifications ultérieures. À l’intérieur, la charpente du XVIIe siècle et un plafond à poutres ornées de losanges témoignent d’évolutions postérieures, tandis que les baies à croisillon et les moulures prismatiques des façades reflètent le style gothique flamboyant. Le logis relevait du fief de haubert du Ménil-Froger, dépendant de la baronnie de Nonant, soulignant son statut de résidence seigneuriale locale.
Le monument a été inscrit aux Monuments historiques le 9 juin 2000, mais son état de conservation est jugé « menacé ». Les éléments protégés se limitent au logis lui-même (cadastre B 86), tandis que des ajouts comme l’escalier du XVIIIe siècle, la grange, et le four à pain datent de périodes ultérieures. La localisation précise, à 400 mètres à l’ouest du bourg de Ménil-Froger (Orne), est documentée dans la base Mérimée, avec une adresse approximative au 28 Le Logis. Aucune information n’est disponible sur son accessibilité actuelle (visites, hébergement).
Architecturalement, le logis se distingue par ses pignons découverts et une ornementation sobre caractéristique des manoir ruraux normands de la fin du Moyen Âge. Bien que modeste, ce site offre un exemple rare de résidence seigneuriale de plein fief ayant survécu aux remaniements des siècles suivants. Son inscription récente parmi les Monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, malgré les risques pesant sur sa pérennité. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum) ne mentionnent pas de restaurations récentes ni de projets de valorisation.