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Logis de Nanclas à Jarnac en Charente

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Logis Colombier

Logis de Nanclas à Jarnac

    D22
    16200 Jarnac
Propriété d'une société privée
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1704
Décès d'Isaac Laisné
1714
Cadran solaire
Fin XVIe – début XVIIe siècle
Construction initiale
XVIIIe siècle
Agrandissement nord-est
31 décembre 1985
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis (y compris les cheminées peintes) , sur la parcelle 311 ; portail, à l'entrée de la parcelle 312 ; fuie, sur la parcelle 323 (cad. AC 311, 312, 323) : inscription par arrêté du 31 décembre 1985

Personnages clés

Isaac Laisné - Seigneur de Nanclas Lieutenant général, mort en 1704.
Anne de Sarlandie - Héritière du domaine Épouse de Pierre Arnaud en dot.
Pierre Arnaud - Procureur à Angoulême Mari d'Anne de Sarlandie.

Origine et histoire

Le logis de Nanclas, situé à Jarnac en Charente (Nouvelle-Aquitaine), est un monument emblématique des petites seigneuries rurales de la région. Construit entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe, il fut agrandi au XVIIIe siècle par un bâtiment supplémentaire au nord-est. Son architecture modeste mais soignée reflète le statut social de ses propriétaires successifs, avec des éléments comme une porte en plein cintre ornée de pilastres et un escalier en pierre divisant les niveaux en quatre pièces.

La terre de Nanclas appartint d'abord à la famille Laisné, dont Isaac Laisné (mort en 1704), lieutenant général des armées du roi, fut le membre le plus illustre. Le domaine passa ensuite aux Sarlandie, puis devint la dot d'Anne de Sarlandie, épouse de Pierre Arnaud, procureur à Angoulême. Le logis, son portail et son pigeonnier circulaire (symbole de droit seigneurial) furent inscrits monuments historiques en 1985. À l'intérieur, des cheminées peintes des XVIIe et XVIIIe siècles et un cadran solaire de 1714 témoignent de son riche passé.

L'ensemble architectural comprend aussi une fuie ronde à toit en poivrière, marquant l'exercice d'un droit de justice, et des communs ajoutés au XIXe siècle. Le plan rectangulaire, flanqué de tourelles carrées, illustre les traditions constructives locales. Aujourd'hui propriété privée, le logis conserve des traces de ses transformations, comme les remaniements des ouvertures sur le jardin ou la charpente ancienne du pigeonnier, offrant un aperçu de l'évolution des résidences seigneuriales en Charente.

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