Première mention du fief 1427 (≈ 1427)
Hommage de Jean de La Mare et Marguerite Chauvin.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la partie ouest incluant la salle voûtée.
1648
Propriété de François de La Garde
Propriété de François de La Garde 1648 (≈ 1648)
Le fief de Nanteuil appartient à la famille de La Garde.
Fin du XVIe siècle
Agrandissement du logis
Agrandissement du logis Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Extension vers l'est et ajout d'un crénelage fantaisie.
1er quart XVIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Ajout de fenêtres à meneaux et réaménagement intérieur.
XIXe siècle
Restauration et modifications
Restauration et modifications XIXe siècle (≈ 1865)
Réaménagement intérieur et ajout de fenêtres à meneaux.
14 avril 1997
Inscription monument historique
Inscription monument historique 14 avril 1997 (≈ 1997)
Le logis, la salle basse et la fuie sud sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis, y compris la salle voûtée intérieure sise au sous-sol de la partie occidentale de ce logis (cad. A 843) et la fuie au sud du château (cad. A 132) : inscription par arrêté du 14 avril 1997
Personnages clés
Jean de La Mare
Seigneur de Nanteuil en 1427.
Marguerite Chauvin
Dame de Nanteuil en 1427.
François de La Garde
Seigneur de Nanteuil en 1648.
Origine et histoire du Logis de Nanteuil
Le logis de Nanteuil, à Sers près d'Angoulême, domine la vallée de l'Échelle et relève anciennement de l'évêché d'Angoulême. Des éléments attestent son origine médiévale : la salle basse voûtée au sous-sol de la partie occidentale et des ouvertures en arc brisé sur l'élévation nord. Le premier bâtiment, qui pourrait remonter au XIVe siècle, occupait la partie ouest et comprend la salle voûtée ; un agrandissement vers l'est paraît dater de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle, époque à laquelle un crénelage « fantaisie » a été ajouté pour dissimuler deux toitures. L'entrée s'inscrit dans un mur d'enceinte reconstitué au XIXe siècle, cantonné de deux petites tours rondes et couronné d'un parapet crénelé soutenu par des consoles à mâchicoulis. Un bâtiment aujourd'hui disparu, adossé à la tour sud, aurait abrité une chapelle ; des restes de remplage gothique sur la façade sud des communs, adossés à l'angle nord-est de la courtine, pourraient provenir de cette chapelle. La cour intérieure comporte un bassin circulaire en pierre et, au sud, une fuie cylindrique. Le logis proprement dit est un bâtiment rectangulaire, cantonné au nord‑ouest d'une tour rectangulaire et au sud‑ouest d'une tour plus petite ; il longe à l'ouest une terrasse bordée d'un petit mur dans lequel s'inscrit la base d'une tour ronde. Exceptée la tour nord‑ouest, l'ensemble est couronné d'un crénelage à merlons carrés ajouté aux XVIe–XVIIe siècles et restauré au XIXe siècle. L'élévation orientale a été percée de fenêtres à meneaux lors d'une importante campagne de travaux au XIXe siècle. À l'angle ouest de l'élévation sud se signale une tour rectangulaire interrompue aux deux tiers de la courtine et coiffée d'un toit pyramidal formant glacis ; l'angle oriental présente une fausse bretèche sur consoles à mâchicoulis et une gargouille. L'élévation occidentale est desservie par un escalier à deux volées droites convergentes menant à la porte d'entrée, flanquée dans son angle nord‑ouest par une tour rectangulaire très saillante dont la face sud porte une rangée de mâchicoulis à linteau trilobé, une corniche et un parapet crénelé ; la face nord est ornée, en partie haute, de trilobes et de trois têtes sculptées. L'intérieur du logis a été réaménagé au XIXe siècle. Le fief de Nanteuil, attesté en 1427 par l'hommage de Jean de La Mare et Marguerite Chauvin, appartint pendant plusieurs siècles à la famille de La Garde ; François de La Garde était seigneur en 1648. Le château a connu de fréquents changements de propriétaires entraînant d'importantes transformations notamment aux XVIIe et XIXe siècles. Le logis, la salle basse et la fuie sud ont été inscrits au titre des monuments historiques le 14 avril 1997.