Frise chronologique
vers 1465
Construction initiale
Construction initiale
vers 1465 (≈ 1465)
Logis bâti sous Louis XI.
XVIIe siècle
Réaménagements majeurs
Réaménagements majeurs
XVIIe siècle (≈ 1750)
Poterne, communs et portails ajoutés.
XIXe siècle
Extension du logis
Extension du logis
XIXe siècle (≈ 1865)
Agrandissement vers le sud.
1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1987 (≈ 1987)
Façades, enceinte et poterne protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis ; enceinte avec ses tours, ses portails ; poterne d'entrée (cad. A 39) : inscription par arrêté du 6 mars 1987
Personnages clés
| François de Lage (ou de Laage) - Seigneur de Puygâty |
Conseiller au présidial d’Angoulême (début XVIe). |
| Pierre de Arceluz - Restaurateur présumé |
Mentionné sans preuve documentée. |
Origine et histoire
Le logis de Puygâty, situé à Chadurie en Charente (Nouvelle-Aquitaine), est un monument emblématique de l’architecture seigneuriale rurale. Construit vers 1465 sous Louis XI, il illustre la transition entre le Moyen Âge et l’époque moderne, avec des éléments défensifs du XVe siècle et des réaménagements du XVIIe. Le site, proche d’une cuesta géologique et de l’ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux (chemin Boisné), occupait une position stratégique pour une petite seigneurie agricole.
Les premières mentions historiques concernent François de Lage (ou de Laage), seigneur de Puygâty au début du XVIe siècle et conseiller au présidial d’Angoulême. Ce personnage incarne l’ascension sociale des élites locales sous la Renaissance, bien que les traces architecturales de cette période restent limitées. Le logis actuel conserve une tour carrée médiévale, une fenêtre à meneaux, et une poterné du XVIIe siècle avec porte cochère, reflétant les adaptations successives du bâtiment.
Le château a été partiellement reconstruit au XIXe siècle, notamment pour allonger le logis vers le sud, tandis que des éléments défensifs (enceinte, tours d’angle) ont disparu. Seule une tour ronde subsiste du système fortifié d’origine. Deux cheminées monumentales de la fin du Moyen Âge, conservées dans les pièces du rez-de-chaussée et du premier étage, rappellent le confort relatif des seigneurs ruraux. L’ensemble, inscrit aux Monuments Historiques en 1987, comprend aussi des communs du XVIIe siècle organisés autour d’une cour.
L’architecture mêle ainsi des vestiges médiévaux (escalier à vis, bretèche) et des ajouts classiques (portails, toitures à quatre pans). La tour carrée, dominant l’ensemble, abritait probablement un système de surveillance, tandis que la poterne d’entrée, typique des XVIIe siècle, marque l’ouverture progressive du domaine. Le logis de Puygâty incarne donc l’évolution des résidences seigneuriales charentaises, entre héritage féodal et adaptations aux nouvelles modes.
Aujourd’hui, le monument reste un témoignage de la vie rurale des petites seigneuries de la Charente, où l’agriculture et le contrôle des axes de communication (comme la voie romaine voisine) jouaient un rôle central. Son inscription aux Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale, bien que certaines parties, comme les tours d’angle disparues, ne soient plus visibles.