Frise chronologique
1276
Première mention écrite
Première mention écrite
1276 (≈ 1276)
Aveu de Robert V de Montbron à Philippe le Hardi.
1363
Hommage au Prince Noir
Hommage au Prince Noir
1363 (≈ 1363)
Robert de Matha cède la forteresse à l’Angleterre.
1er quart XVIe siècle
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance
1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Famille Renouard édifie le logis actuel.
1700
Alliance Pasquet-Bernon
Alliance Pasquet-Bernon
1700 (≈ 1700)
Mariage liant Rochebertier au commerce rochelais.
26 mai 1986
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
26 mai 1986 (≈ 1986)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 18) : inscription par arrêté du 26 mai 1986
Personnages clés
| Robert V de Montbron - Seigneur médiéval |
Premier aveu connu en 1276. |
| Robert de Matha - Tuteur et vassal |
Rend hommage au Prince Noir en 1363. |
| Jean Renouard - Seigneur Renaissance |
Rebâtit le logis au XVIe siècle. |
| Louis de Pasquet - Propriétaire protestant |
Épouse Anne de Bernon en 1700. |
| Louis Corgnol - Dernier seigneur héréditaire |
Famille propriétaire jusqu’au XIXe siècle. |
Origine et histoire
Le logis de Rochebertier, situé à Vilhonneur (commune de Moulins-sur-Tardoire, Charente), est mentionné dès 1276 dans un aveu de Robert V de Montbron à Philippe le Hardi sous le nom de refigium seu reparium de Rochanbertia. Ce site médiéval, intégré à un réseau de forteresses le long de la vallée de la Tardoire, était initialement bâti sur la rive gauche, près de falaises calcaires abritant des grottes-refuges. En 1363, Robert de Matha, tuteur de Jacques de Montbron, rend hommage au Prince Noir pour la forteresse de Rochebertier, reflétant son rôle stratégique pendant la guerre de Cent Ans.
À la Renaissance, la famille Renouard, dont Jean Renouard (écuyer et seigneur de Pranzac en 1520), reconstruit le logis sur la rive droite pour le rendre plus lumineux, tout en conservant des éléments défensifs : murs épais, tours à meurtrières, et bretèche. Le domaine passe ensuite aux familles protestantes Lériget, de Chièvres, puis Pasquet au XVIIe siècle. En 1700, Louis de Pasquet épouse Anne de Bernon, issue d’une lignée rochelaises impliquée dans le commerce triangulaire. Leur descendance, les Corgnol, conserve Rochebertier jusqu’à la fin du XIXe siècle, malgré l’émigration de leur héritier pendant la Révolution.
L’architecture actuelle, inscrite aux Monuments Historiques en 1986, allie un corps de logis en L avec une tour ronde centrale abritant un escalier à vis, des traces de fortifications (meurtrières, échauguette), et un linteau Renaissance orné d’armoiries. Les façades, repercées au XVIIIe siècle, s’accompagnent de communs et d’un portail charentais. Des vestiges disparus, signalés au XIXe siècle près de la grotte du Placard, évoquent une occupation plus ancienne en hauteur. Le site illustre ainsi l’évolution d’une seigneurie médiévale en résidence Renaissance, marquée par des alliances familiales et des adaptations architecturales.