Frise chronologique
2e moitié du XVIe siècle
Construction majeure
Construction majeure
2e moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Unification des bâtiments et ajout de la galerie.
1662
Première mention écrite
Première mention écrite
1662 (≈ 1662)
Château cité dans les archives.
2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2009 (≈ 2009)
Protection du logis, galerie et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis, avec sa galerie et sa chapelle, en totalité (cad. AC 67) : inscription par arrêté du 27 mai 2009
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité |
Le texte source ne mentionne aucun personnage. |
Origine et histoire
Le logis de Rouvraye, mentionné dès 1662, est un édifice dont la structure actuelle résulte de campagnes de construction s'étalant du Moyen Âge au XIXe siècle. La phase majeure, datée de la seconde moitié du XVIe siècle, a permis d'unifier plusieurs bâtiments existants. Ce remaniement s'inscrit dans le contexte des guerres de Religion, nécessitant un système défensif renforcé : une tour circulaire imposante et des canonnières protègent les points stratégiques. La façade principale, tournée vers le vignoble, est encadrée de deux tours distinctes : l'une circulaire avec un pigeonnier surmonté d'un dôme de pierre, l'autre carrée coiffée d'un toit en pavillon.
La galerie en retour d'équerre, élément emblématique de la Renaissance, illustre l'influence architecturale de cette période. Le corps de logis principal, complété par une chapelle semi-troglodyte, révèle une organisation spatiale typique des demeures seigneuriales de l'époque. Les aménagements défensifs, comme les canonnières, suggèrent une adaptation aux tensions religieuses du XVIe siècle, tout en conservant une vocation résidentielle et agricole, comme en témoigne le pigeonnier.
L'édifice, classé Monument Historique en 2009, comprend aujourd'hui le logis, sa galerie et sa chapelle. Son architecture hybride — mêlant fonctions défensive, religieuse et domestique — reflète les enjeux sociaux et politiques de la Renaissance en Poitou. La localisation dans un territoire viticole, comme l'indique la façade orientée vers les vignes, souligne aussi son ancrage économique dans le paysage rural de l'époque.