Frise chronologique
1698
Construction du logis
Construction du logis
1698 (≈ 1698)
Achat par Théodore-Jonas de Roxel et édification.
4e quart XVIIe siècle, 1er quart XVIIIe siècle
Période de construction
Période de construction
4e quart XVIIe siècle, 1er quart XVIIIe siècle (≈ 1787)
Style architectural classique et rocaille.
25 juin 1979
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
25 juin 1979 (≈ 1979)
Protection des façades et toitures par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AE 134) : inscription par arrêté du 25 juin 1979
Personnages clés
| Théodore-Jonas de Roxel - Lieutenant de vaisseau du roi |
Acheteur et commanditaire en 1698. |
Origine et histoire
Le logis de Saint-Rémy est une maison de maître construite en 1698 à Cherves-Richemont, dans le département de la Charente. Ce bâtiment, typique de l’architecture classique de la fin du XVIIe siècle, se distingue par son corps de logis rectangulaire flanqué de deux pavillons carrés surélevés d’un étage. La toiture en tuiles plates, recourbée avec élégance, et les cinq lucarnes ornées de frontons cintrés ou triangulaires sur la façade jardin en font un exemple remarquable du style de l’époque. La porte d’entrée, encadrée de pilastres ioniques, et les façades richement décorées soulignent son caractère noble.
En 1698, Théodore-Jonas de Roxel, lieutenant de vaisseau du roi, acquiert la terre noble et les bois de Saint-Rémy, marquant le début de l’histoire documentée du logis. Bien que le bâtiment ait changé plusieurs fois de propriétaires par la suite, aucune modification majeure n’a altéré son architecture d’origine. Les façades et toitures ont été inscrites à l’inventaire des monuments historiques le 25 juin 1979, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale.
L’intérieur du logis a partiellement conservé des éléments d’époque, notamment des cheminées du XVIIIe siècle en calcaire, ornées de motifs rocaille, ainsi que des lambris et une alcôve dans le petit salon. L’édifice, orienté selon un axe nord-est/sud-ouest, s’organise autour d’une cour fermée accessible par une porte cochère. La symétrie de la façade jardin, rythmée par des pilastres et des chaînes d’angle, reflète l’ordre et l’équilibre prônés par l’architecture classique.
Le logis de Saint-Rémy s’inscrit dans un contexte régional marqué par la construction de nombreuses demeures seigneuriales et maisons de maître en Charente, témoignant de la prospérité locale et de l’influence des élites rurales sous l’Ancien Régime. Ces résidences, souvent entourées de terres agricoles ou de bois, jouaient un rôle central dans l’organisation sociale et économique des campagnes.