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Propriété privée
34000 Montpellier, Rue du Chapeau-Rouge
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1447
Première mention écrite
Première mention écrite 1447 (≈ 1447)
Auberge citée sous le nom *Chapeau Rouge*.
milieu du XVe siècle
Refonte médiévale
Refonte médiévale milieu du XVe siècle (≈ 1550)
Vestiges de maisons et escalier en vis.
1638
Modernisation par Fiquat
Modernisation par Fiquat 1638 (≈ 1638)
Réparation de la vis d'escalier.
1659
Travaux sous Jean Campan
Travaux sous Jean Campan 1659 (≈ 1659)
Nouveaux aménagements intérieurs.
12 février 1951
Protection officielle
Protection officielle 12 février 1951 (≈ 1951)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et couvertures, escalier à vis, degré à balustres et terrasse : inscription par arrêté du 12 février 1951
Personnages clés
Guillaume Fiquat - Hôtelier
Modernise l'auberge en 1638.
Jean Campan - Hôtelier
Dirige des travaux en 1659.
Origine et histoire du Logis du Chapeau Rouge
Le Logis du Chapeau Rouge, situé à Montpellier, est un monument historique dont les origines remontent au XVe siècle. Il s'agit d'un ensemble architectural composite, formé par l'union progressive de plusieurs corps de bâtiment. L'escalier en vis et une coursière, datés du XVe siècle, sont parmi les vestiges les plus anciens. À cette époque, le site était déjà une auberge réputée, connue sous le nom de Chapeau Rouge, mentionnée dès 1447. Les bâtiments actuels intègrent des traces de maisons médiévales du XIIIe ou XIVe siècle, témoignant d'une occupation ancienne du lieu.
Au XVIe siècle, l'auberge était l'une des plus prisées de Montpellier, notamment pour le confort de ses écuries. Les transformations majeures interviennent au XVIIe siècle, avec des agrandissements et reconstructions sous l'impulsion d'hôteliers comme Guillaume Fiquat (1638) et Jean Campan (1659). Ces travaux modernisent l'ensemble : fenêtres à meneaux, portail, voûtes d'arêtes et balustrades datent de cette période. À partir du XVIIe siècle, l'exploitation de l'hôtellerie évolue, les propriétaires ne possédant plus l'immeuble mais seulement le fonds commercial.
Les éléments protégés aujourd'hui — façades, couvertures, escalier en vis, degré à balustres et terrasse — ont été inscrits aux Monuments Historiques en 1951. L'édifice illustre ainsi l'évolution des auberges urbaines, passant de structures médiévales fragmentées à un ensemble cohérent reflétant les standards du XVIIe siècle. Son adresse actuelle, 27 rue du Pila-Saint-Gély, correspond à un emplacement central dans la ville, marqué par une précision géographique jugée très satisfaisante (note 8/10).