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Logis du Maine blanc à Angoulême en Charente

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Logis

Logis du Maine blanc à Angoulême

  • 211 Rue de Clérac-à-Sillac
  • 16000 Angoulême
Logis du Maine blanc à Angoulême
Logis du Maine blanc à Angoulême
Logis du Maine blanc à Angoulême
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association
16000 Angoulême, 211 Rue de Clérac-à-Sillac

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
fin XVIe - début XVIIe siècle
Construction de la tour
1772
Vente à Emmanuel Sazerac
1863
Création de l’orphelinat
4 mars 1925
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour dite Logis du Moine blanc : inscription par arrêté du 4 mars 1925

Personnages clés

Jean Élie Duboys de la Bernarde - Ancien propriétaire (écuyer) Vend le domaine en 1772
Emmanuel Sazerac - Conseiller du roi et échevin Acheteur du domaine en 1772
M. Leclerc-Chauvin et son épouse - Philanthropes angoumoisins Fondent l’orphelinat en 1863

Origine et histoire du Logis du Maine blanc

Le logis du Maine blanc est une tour médiévale située à Angoulême, dans le quartier de Saint-Martin, en Charente. Construite à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, elle est le seul vestige d’un ancien domaine fortifié. La tour, en pierre de taille, servait probablement de tour de guet pour un logis aujourd’hui disparu. Elle est caractérisée par une architecture défensive, avec des assommoirs et une tourelle d’escalier en encorbellement, couverte d’une calotte hémisphérique en pierre.

En 1772, le domaine est acquis par Emmanuel Sazerac, conseiller du roi et échevin d’Angoulême, après avoir appartenu à Jean Élie Duboys de la Bernarde. La famille Sazerac, notable locale, possède également le fief de Valette, proche du Maine blanc. Au XIXe siècle, en 1863, le domaine est transformé en orphelinat agricole pour garçons par M. Leclerc-Chauvin et son épouse, philanthropes angoumoisins. Cet établissement, qui occupe l’ensemble des bâtiments, est toujours actif aujourd’hui sous le nom de Centre départemental de l’Enfance.

La tour est inscrite aux monuments historiques le 4 mars 1925 pour son intérêt architectural et historique. Elle se distingue par ses éléments défensifs, comme les échauguettes et les assommoirs, ainsi que par son toit en calotte rectangulaire. La façade orientale, percée de fenêtres à fronton triangulaire, donne sur un jardin. L’escalier à vis, accessible par un couloir au rez-de-chaussée, dessert les trois étages de la tour, chacun composé d’une seule pièce.

Le monument illustre l’évolution d’un site seigneurial en institution caritative, tout en conservant des traces de son passé défensif. Son architecture, mêlant pierre de taille et toitures en pierre, reflète les techniques constructives des XVIe et XVIIe siècles en Angoumois. Aujourd’hui, la tour est intégrée dans un ensemble dédié à l’enfance, perpétuant une vocation sociale initiée au XIXe siècle.

Liens externes

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