Frise chronologique
fin XVIe - début XVIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
fin XVIe - début XVIIe siècle (≈ 1725)
Tour de guet d’un logis fortifié
1772
Vente à Emmanuel Sazerac
Vente à Emmanuel Sazerac
1772 (≈ 1772)
Acquisition par un échevin d’Angoulême
1863
Création de l’orphelinat
Création de l’orphelinat
1863 (≈ 1863)
Transformation par les Leclerc-Chauvin
4 mars 1925
Inscription monument historique
Inscription monument historique
4 mars 1925 (≈ 1925)
Protection de la tour médiévale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite Logis du Moine blanc : inscription par arrêté du 4 mars 1925
Personnages clés
| Jean Élie Duboys de la Bernarde - Ancien propriétaire (écuyer) |
Vend le domaine en 1772 |
| Emmanuel Sazerac - Conseiller du roi et échevin |
Acheteur du domaine en 1772 |
| M. Leclerc-Chauvin et son épouse - Philanthropes angoumoisins |
Fondent l’orphelinat en 1863 |
Origine et histoire
Le logis du Maine blanc est une tour médiévale située à Angoulême, dans le quartier de Saint-Martin, en Charente. Construite à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, elle est le seul vestige d’un ancien domaine fortifié. La tour, en pierre de taille, servait probablement de tour de guet pour un logis aujourd’hui disparu. Elle est caractérisée par une architecture défensive, avec des assommoirs et une tourelle d’escalier en encorbellement, couverte d’une calotte hémisphérique en pierre.
En 1772, le domaine est acquis par Emmanuel Sazerac, conseiller du roi et échevin d’Angoulême, après avoir appartenu à Jean Élie Duboys de la Bernarde. La famille Sazerac, notable locale, possède également le fief de Valette, proche du Maine blanc. Au XIXe siècle, en 1863, le domaine est transformé en orphelinat agricole pour garçons par M. Leclerc-Chauvin et son épouse, philanthropes angoumoisins. Cet établissement, qui occupe l’ensemble des bâtiments, est toujours actif aujourd’hui sous le nom de Centre départemental de l’Enfance.
La tour est inscrite aux monuments historiques le 4 mars 1925 pour son intérêt architectural et historique. Elle se distingue par ses éléments défensifs, comme les échauguettes et les assommoirs, ainsi que par son toit en calotte rectangulaire. La façade orientale, percée de fenêtres à fronton triangulaire, donne sur un jardin. L’escalier à vis, accessible par un couloir au rez-de-chaussée, dessert les trois étages de la tour, chacun composé d’une seule pièce.
Le monument illustre l’évolution d’un site seigneurial en institution caritative, tout en conservant des traces de son passé défensif. Son architecture, mêlant pierre de taille et toitures en pierre, reflète les techniques constructives des XVIe et XVIIe siècles en Angoumois. Aujourd’hui, la tour est intégrée dans un ensemble dédié à l’enfance, perpétuant une vocation sociale initiée au XIXe siècle.