Frise chronologique
1183
Première mention écrite
Première mention écrite
1183 (≈ 1183)
Simon de Lespaus, seigneur du lieu
1586
Décès de René de Laspaye
Décès de René de Laspaye
1586 (≈ 1586)
Fin de la lignée directe
1724
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1724 (≈ 1724)
Campagne de travaux par Paul Rousseau
1795
Décès de Pierre Rousseau
Décès de Pierre Rousseau
1795 (≈ 1795)
Assassinat présumé (23 novembre)
1987
Inscription MH
Inscription MH
1987 (≈ 1987)
Protection des façades et toitures
2017
Rachat par la famille Godard
Rachat par la famille Godard
2017 (≈ 2017)
Début de la restauration actuelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail ; façades et toitures du corps de logis ; escalier ; pièce comportant des lambris du XVIIIe siècle au rez-de-chaussée : salle à manger (cad. A 218) : inscription par arrêté du 16 décembre 1987
Personnages clés
| Simon de Lespaus - Seigneur du lieu |
Première mention en 1183 |
| René de Laspaye - Dernier héritier direct |
Décédé en 1586 sans descendance |
| Paul Rousseau - Propriétaire et rénovateur |
Campagne de travaux en 1724 |
| Pierre Henri Rousseau - Héritier et notable |
Défrichage des terres au XVIIIe |
| Saint-Ange Courbe - Propriétaire et transformateur |
Modifications architecturales au XIXe |
| Famille Godard - Propriétaires actuels |
Restauration depuis 2017 |
Origine et histoire
Le Logis de Laspois, à Saint-Martin-du-Fouilloux (Deux-Sèvres), trouve ses origines dans une motte féodale attestée dès le XIIe siècle. Les premières mentions écrites remontent à 1183 avec Simon de Lespaus, seigneur du lieu. Au fil des siècles, le fief passe entre les mains de familles nobles comme les Laspaye, les Boysson, ou les Couhé, avant d’être profondément remanié au XVIIIe siècle.
Au XVIIe siècle, le domaine est marqué par des conflits successoraux, notamment après le décès sans héritiers de René de Laspaye en 1586. Le fief est alors adjugé à René Boysson, maire de Poitiers, avant d’être transmis par mariage aux Couhé puis aux Rousseau. Ces derniers, à partir de 1724, entreprennent une campagne de rénovation majeure, transformant le logis en une demeure plus conforme aux goûts classiques du XVIIIe siècle.
Les Rousseau, famille de médecins et notables locaux, conservent le domaine jusqu’au XIXe siècle. Pierre Henri Rousseau, héritier au XVIIIe siècle, défriche les terres boisées pour créer des cultures. Son descendant, Saint-Ange Courbe, effectue au XIXe siècle des modifications architecturales (réhaussement des toitures, création d’une chapelle). Le logis, partiellement en ruines au XXe siècle, est racheté en 2017 par la famille Godard, qui entreprend sa restauration.
Le bâti révèle des traces médiévales, comme une cheminée des XIIIe–XIVe siècles et des douves comblées, attestant de son origine défensive. Les transformations successives (plafonds à la française, lambris du XVIIIe siècle) masquent partiellement cette structure ancienne. Inscrit aux Monuments Historiques en 1987, le logis illustre l’évolution architecturale d’un fief poitevin sur près de neuf siècles.
Aujourd’hui, les propriétaires actuels visent à restaurer le logis dans son état des XVIIe et XVIIIe siècles, en s’appuyant sur les archives et une analyse rigoureuse du bâti. Le site, longtemps méconnu, est progressivement réintégré comme élément clé du patrimoine local de Saint-Martin-du-Fouilloux.