Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Logis médiéval de Tessé à La Forêt-de-Tessé en Charente

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Logis

Logis médiéval de Tessé à La Forêt-de-Tessé

    D179 
    16240 La Forêt-de-Tessé
Propriété privée
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe ou XIIe siècle
Construction du donjon
1454
Hommage de Louis Corgnol
XVe siècle
Extension du logis
1822-1826
Agrandissement du XIXe siècle
23 décembre 1994
Protection monument historique
depuis 1995
Restauration par Arsimed
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis (cad. AH 91) : inscription par arrêté du 23 décembre 1994

Personnages clés

Louis Corgnol - Seigneur de Tessé au XVe siècle Rendit hommage pour la terre en 1454.
François Corgnol - Écuyer du seigneur de Ruffec Petit-fils de Louis, actif sous Charles VII.
Famille Corgnol - Seigneurs de Tessé (jusqu'au XVIIIe) Propriétaires historiques du logis médiéval.

Origine et histoire

Le logis de Tessé est une ancienne maison forte située dans la commune de La Forêt-de-Tessé, au nord du département de la Charente, en Nouvelle-Aquitaine. Daté des XIe ou XIIe siècles, il fut étendu au XVe siècle, puis modifié au XIXe siècle. Ce monument illustre l’évolution architecturale d’un édifice médiéval, marqué par des phases de construction et de transformation successives.

La seigneurie de Tessé appartenait à la famille Corgnol, vassale du seigneur de Raix. Un document de 1454 atteste que Louis Corgnol rendait hommage pour cette terre. Son petit-fils, François Corgnol, fut écuyer du seigneur de Ruffec pendant les guerres du roi Charles VII. La famille conserva la seigneurie jusqu’au XVIIIe siècle, marquant ainsi l’histoire locale par son influence seigneuriale.

Le logis fut agrandi entre 1822 et 1826, puis protégé en tant que monument historique par un arrêté du 23 décembre 1994. Depuis 1995, l’association Arsimed mène des travaux de restauration pour préserver ce patrimoine. Le donjon carré, probablement du XIe siècle, et des éléments du XVe siècle, comme la porte d’entrée, la cheminée monumentale et la charpente « à l’anglaise », subsistent encore aujourd’hui.

Les destructions potentielles durant la guerre de Cent Ans ne sont pas documentées, mais les traces architecturales visibles, comme les baies à coussièges de la façade sud, offrent un aperçu de son aspect originel. La restauration du XIXe siècle a également laissé son empreinte, mêlant ainsi plusieurs époques dans un même édifice.

Liens externes