Frise chronologique
8 nivôse an III (1794)
Vente comme bien national
Vente comme bien national
8 nivôse an III (1794) (≈ 3)
Acquis pour 19 100 livres.
vers 1770
Construction du logis
Construction du logis
vers 1770 (≈ 1770)
Remplace l’ancien château de Brûlon.
1787
Mention dans les aveux
Mention dans les aveux
1787 (≈ 1787)
« Maison de la Jucaize » avec jardins et douves.
18 mai 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
18 mai 1993 (≈ 1993)
Logis, chapelle, douves et communs protégés.
fin XIXe siècle
Transfert de la chapelle
Transfert de la chapelle
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Déplacée depuis Brûlon pierre par pierre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis, chapelle (cad. A 21) , terrain d'assiette de l'ancien logis (cad. A 24) et douves (cad. A 25) , ainsi que les façades et toitures des communs du XVIIIe siècle (cad. A 20, 21) : inscription par arrêté du 18 mai 1993
Personnages clés
| Charles Dugué-Delarivière - Architecte |
Conçoit le logis vers 1770. |
| Jean-François-René Gaultier de Brûlon - Dernier seigneur |
Propriétaire avant la vente nationale. |
| Geoffroy Gaultier de Brûlon - Seigneur du XVIIe siècle |
Membre de la famille noble locale. |
| Fouques de Changé - Seigneur médiéval |
Propriétaire en 1362-1363. |
Origine et histoire
Le logis seigneurial de la Juquaise, situé à Saint-Laurent-des-Mortiers dans la Mayenne, fut édifié vers 1770 pour remplacer l’ancien château de Brûlon. Ce nouveau bâtiment, conçu par l’architecte Charles Dugué-Delarivière de Château-Gontier, se compose de plusieurs pièces en rez-de-chaussée et d’appartements à l’étage, entouré de pelouses et de dépendances (buanderies, étables, remises). Le domaine, mentionné dès 1363 sous le nom de la Jucaise, relevait des seigneuries de Goubil et de Saint-Laurent-des-Mortiers. En 1787, il est décrit comme une « maison de la Jucaize » avec jardins et douves, vestiges de l’ancien château.
La chapelle du domaine, initialement située à Brûlon, fut déplacée pierre par pierre à la Juquaise à la fin du XIXe siècle. Elle abrite des monuments funéraires de la seconde moitié du XVIIe siècle, liés à la famille Gaultier de Brûlon, seigneurs des lieux depuis le XVIIe siècle. Cette famille noble, originaire de Château-Gontier, posséda le fief et en prit parfois le titre. Les archives mentionnent des baptêmes de leurs descendants à Saint-Laurent-des-Mortiers entre 1619 et 1653.
Le domaine fut vendu comme bien national le 8 nivôse an III (1794) pour 19 100 livres, suite à la Révolution française. Les Gaultier de Brûlon, derniers seigneurs, y résidèrent jusqu’à cette date. Le logis, la chapelle, les douves et les communs du XVIIIe siècle sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1993. Les archives départementales de la Mayenne et les sources du Dictionnaire historique de la Mayenne (Angot & Gaugain, 1900-1910) documentent son histoire.
Le site conserve des traces de son passé seigneurial, avec des éléments architecturaux des XVIIIe et XIXe siècles. Les douves et les vestiges de l’ancien château de Brûlon rappellent son évolution, tandis que la chapelle transportée illustre les transformations du domaine au fil des siècles. Aujourd’hui, le logis et ses dépendances témoignent de l’histoire locale et de l’architecture rurale noble en Pays de la Loire.