Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Édification du corps de logis à la fin de la guerre de Cent Ans.
XVIIe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs XVIIe siècle (≈ 1750)
Seconde campagne de travaux sur le logis seigneurial.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Le logis est vendu comme bien national pendant la Révolution.
Fin du XIXe siècle
Utilisation publique
Utilisation publique Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Le bâtiment accueille la mairie et une école publique de garçons.
2005
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2005 (≈ 2005)
Le logis est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité, à l'exception des deux bâtiments modernes construits à l'est et au sud-est (cad. D 113, 1760) : inscription par arrêté du 7 avril 2005
Origine et histoire du Logis seigneurial
Le logis seigneurial de Parçay, aussi appelé La Commanderie ou « ancien château », se situe au centre-bourg de Parçay-Meslay (Indre-et-Loire). Il relève autrefois de la seigneurie et de la ferme de Parçay, propriété de l'abbaye de Marmoutiers. Le corps de logis a été édifié à la fin de la guerre de Cent Ans (XVe siècle) et a fait l'objet d'une seconde campagne de travaux au XVIIe siècle. Vendu comme bien national en 1791, il a ensuite accueilli la mairie au 1er étage et l'école publique de garçons au rez-de-chaussée à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, le bâtiment abrite des associations locales et il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté ministériel du 7 avril 2005.
De plan rectangulaire, le logis, de style gothique flamboyant, est terminé par des pignons aux deux bouts. Le pignon ouest est contreforté par deux éperons et flanqué d'un avant-corps contenant les conduits de cheminée. La façade est percée de nombreuses baies, dont certaines à meneaux ; la face nord comporte une baie centrale ornée d'une paire de colonnettes. Sous l'édifice se développe un réseau de caves reliées entre elles, accessibles par de longs escaliers voûtés ; ces accès ont depuis été cloisonnés.
Le corps de logis est accolé à deux bâtiments d'époque moderne, à l'est et au sud-est, et est associé à un puits équipé d'une motopompe en 1929. La toiture repose sur une charpente en « coque de navire » inversée, réalisée par les chantiers navals de Saint-Nazaire, et des lucarnes à petits pignons percent les combles.
L'édifice occupe une place centrale du bourg, encadré par l'allée du Bourg et l'allée de La Commanderie au nord-ouest, la rue de la Thibaudière au nord-est, la rue Saint-Joseph au sud-ouest et l'allée de l'Orangerie au sud, et il fait face à la place de l'Église et à l'église Saint-Pierre, édifice du XIe siècle. Un large périmètre de protection patrimoniale entoure le logis, son extension variant selon les secteurs autour de 500 mètres.