Logis seigneurial de Viaulnay en Mayenne

Logis seigneurial de Viaulnay

  • 53200 La Roche-Neuville
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1530-1550
Pietà réaliste
XIVe et XVe siècles
Propriété des Mauny
1575
Construction du logis actuel
XVIe siècle
Construction de la chapelle
1923
Démontage des lambris
1989
Restauration de la chapelle
2014
Restitution des lambris
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis (cad. B 502) : inscription par arrêté du 6 décembre 1991 - Chapelle Notre-Dame-de-Pitié du Viaulnay, avec ses décors de lambris (cad. B 502) : classement par arrêté du 12 avril 1996

Personnages clés

François Mauguy Seigneur de Viaulnay qui fonda la chapelle Notre-Dame-de-Pitié avant 1561.
Guillaume Gallois de la Roche Seigneur de Viaulnay en 1451 et 1457.
Étienne Mauguy Seigneur de Viaulnay en 1471.
Robert de la Saugère Époux de Jeanne Mauguy avant 1573.
Lancelot de Quatrebarbes Acquéreur du domaine en 1606, décédé au logis en 1610.
Henri Guedy Artiste qui reproduisit les peintures du site en 1895.

Origine et histoire

Le Logis seigneurial de Viaulnay est situé à 3 000 mètres à l'est du bourg de Loigné-sur-Mayenne, dans le département de la Mayenne. Il s'agit d'un logis médiéval qui appartenait aux Mauny aux XIVe et XVe siècles. Le lieu apparaît sous diverses graphies aux XVIe–XVIIIe siècles dans archives et cartes (Vyaunay, Vionnay, Viaunay, Viaulnay, Le Vionet, Le Viaulnay). Viaulnay était un fief mouvant de la Maroutière et, en 1787, le domaine comprenait notamment Fontenailles, le Grand-Antheux, la Croix-Chopin, Orfeuille, un moulin à vent, des pêcheries, un étang, des vignes ainsi que des dîmes, cens et rentes. L'ancien manoir fut remplacé en 1575 par le bâtiment qui était encore visible en 2014 ; l'enceinte des douves reste perceptible. La chapelle, placée sous le vocable de Notre-Dame-de-Pitié, a été édifiée au XVIe siècle et aurait été fondée par François Mauguy avant 1561 alors qu'il souffrait de la goutte. Des peintures murales, datées du début du XVIe siècle, ont été découvertes sous un badigeon ; elles incluent une Pietà d'un type réaliste datée entre 1530 et 1550, tandis que d'autres peintures sont postérieures. Le lambris de la voûte, peint de dix-huit scènes doubles sur deux rangs et représentant notamment au nord des scènes de la Passion, les Pères de l'Église et les évangélistes, et au sud des épisodes du Nouveau Testament et des Apocryphes ainsi que de l'Ancien Testament, a été démonté en 1923 et déposé au Musée des Beaux-Arts de Laval. Ces lambris, attribués à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, ont été transférés en janvier 1998 au dépôt départemental des objets d’art à Torcé-Viviers-en-Charnie ; environ 500 d'entre eux, après restauration, ont été reposés dans la chapelle en juillet 2014. La restauration de la chapelle a commencé en 1989 par la réfection de la toiture. Les peintures du site ont été reproduites par Henri Guedy en 1895, une reproduction ayant été exposée à Paris, puis certaines œuvres ont été montrées en 1904 à Saint-Louis aux États-Unis. La Pietà a été transférée aux Foyers de charité de Tressaint (Côtes-d'Armor) puis restituée en 2014 ; elle a fait l'objet d'une restauration menée par deux restauratrices en 2023. La seigneurie a connu plusieurs titulaires : Guillaume Gallois de la Roche (1451, 1457), Étienne Mauguy (1471), François Mauguy (vers 1510) et Robert de la Saugère, qui épousa avant 1573 Jeanne Mauguy. La famille de Quatrebarbes acquit le domaine en 1606 par Lancelot de Quatrebarbes, décédé au logis en 1610 ; Zacharie de Quatrebarbes apparaît dans des contestations en 1626, René de Quatrebarbes est attesté en 1626 et décédé en 1672, et Charles, l'un de ses fils, fut curé de Loigné. Un autre Lancelot, veuf de Marie‑Louise de Savonnières, épousa Françoise Malet en 1680 et mourut en 1696. Charles de Quatrebarbes, veuf de Madeleine Galisson, épousa Louise de Champagné en 1710 et fut inhumé à Loigné en 1730 ; la même année sa fille Charlotte-Louise épousa dans la chapelle René-Toussaint Le Jumeau, baron de Blou. Le château fut ensuite délaissé ; Toussaint-Henri Le Jumeau vendit la tenue le 27 juillet 1787 pour 100 000 livres à M. de Charnacé, la propriété devant par la suite rentrer dans la famille de Quatrebarbes.

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