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Abbaye de Longuay à Arc-en-Barrois en Haute-Marne

Abbaye de Longuay

    Abé de Longuay
    52210 Arc-en-Barrois
Propriété privée
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Abbaye de Longuay
Crédit photo : RaoulGlaber - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1102-1126
Fondation comme maison hospitalière
1126-1149
Transition vers les chanoines réguliers
1149
Intégration à l’ordre cistercien
1532
Début des abbés commendataires
1790-1793
Vente comme bien national
1925-2019
Classements Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne grange aux dîmes : inscription par arrêté du 5 octobre 1925

Personnages clés

Chrétien de Leuglay - Fondateur Créa la maison hospitalière en 1102.
Guy et Hugues - Co-fondateurs Neveux de Chrétien de Leuglay.
Robert de Bourgogne - Évêque de Langres Soutien initial aux frères pieux.
Willenc - Évêque de Langres Réforma la vie des frères (1126).
Eugène III - Pape (ancien moine de Clairvaux) Ordonna la réforme cistercienne (1149).
Saint Bernard - Réformateur cistercien Intervint pour Longuay en 1149.
Geoffroy de Bragelongne - Dernier abbé commendataire Commanditaire du plan de 1753.

Origine et histoire

L’abbaye de Notre-Dame de Longuay, située dans la vallée de l’Aube entre Aubepierre-sur-Aube et Dancevoir (Haute-Marne), fut d’abord une maison hospitalière de 1102 à 1126. Fondée par Chrétien de Leuglay et ses neveux Guy et Hugues sur un marais nommé Long-Vé, elle accueillit des frères pieux sous la protection de Robert de Bourgogne, évêque de Langres. L’établissement devint une communauté de chanoines réguliers (1126-1149) sous l’évêque Willenc, adoptant la règle de Saint-Augustin.

En 1149, sous l’impulsion du pape Eugène III (ancien moine de Clairvaux) et de Saint Bernard, l’abbaye fut intégrée à l’ordre cistercien, devenant une fille de Clairvaux. Elle connut 24 abbés réguliers jusqu’en 1532, date du début des abbés commendataires. La Révolution française marqua sa fin : les religieux quittèrent les lieux en 1790, et les biens furent vendus comme biens nationaux entre 1791 et 1793. L’œuvre de 689 ans disparut en deux années.

Aujourd’hui, subsistent des vestiges comme le bâtiment des frères convers (XIIe siècle), des arcades de la salle supérieure, et la grange aux dîmes (classée Monument Historique en 1925, puis 2019). Le château du XIXe siècle, construit par la famille Bouchu, intègre une partie de l’ancien cloître. Un plan de 1753, réalisé par le géomètre Joachim Meusy pour l’abbé commendataire Geoffroy de Bragelongne, documente son architecture disparue.

L’abbaye illustre les transformations religieuses et politiques du Moyen Âge à la Révolution, tout en témoignant de l’influence cistercienne en Champagne. Son histoire croisée avec celle de Clairvaux et des papes (comme Eugène III) en fait un site clé du patrimoine monastique français.

Liens externes