Lycée Henri-IV - Paris

Patrimoine classé Lycée

Lycée Henri-IV - Paris

  • 23 Rue Clovis
  • 75005 Paris

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
506
Fondation du monastère
511
Inhumation de Clovis
512
Recevoir les reliques de sainte Geneviève
XIe siècle
École de Pierre Abélard
1619
Commende de l'abbaye
1790
Déclaration de bien national
1795
Ouverture de l'École centrale du Panthéon
1873
Renommage en Lycée Henri IV
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Clovis Roi des Francs
Clotilde Reine de Clovis
Pierre Abélard Philosophe, théologien scolastique et poète
Louis XIII Roi de France
cardinal de La Rochefoucauld Fondateur de l'ordre génovéfain
Patrice de Mac Mahon Président de la République

Origine et histoire du Lycée

Après la victoire de Vouillé sur les Wisigoths qui lui ouvre la riche Aquitaine, le roi des Francs Clovis fonde vers 506 le monastère royal des Saints-Apôtres, dédié aux apôtres Pierre et Paul. Clovis y est inhumé en 511. L'année suivante, la basilique, poursuivie par la reine Clotilde, acquiert un prestige supplémentaire en recevant les reliques de sainte Geneviève.

Pierre Abélard, philosophe, théologien scolastique et poète y fonde alors une école de rhétorique et de théologie. Le premier collège qui échappe au contrôle quotidien de l'évêque enfermé dans l'île de la Cité. C'est la première fois qu'une abbaye ouvre les portes du savoir. Elle trouve là, à travers la notoriété de son enseignement, un moyen de détourner les dons de ses concurrentes et de susciter des vocations auprès d'une jeunesse fuyant l'austérité.

En 1619, Louis XIII donne l'abbaye en commende au cardinal de La Rochefoucauld, fondateur de l'ordre génovéfain, la Congrégation de France, réunissant tous les chanoines augustiniens. L'abbaye Sainte-Geneviève acquiert un prestige international sous Louis XIV, et sert de modèle pour d'autres fondations. L'abbaye devient un ermitage princier.

Les chanoines sont chassés lors de la Révolution : leur abbaye est déclarée bien national en 1790. L'abbaye, elle, est remplacée par un établissement d'enseignement, inauguré le 25 octobre 1795 sous le nom d'École centrale du Panthéon. L'École Centrale du Panthéon est remplacée par le Lycée Napoléon, premier lycée de la République. Lors de la Restauration, le lycée est rebaptisé collège royal Henri IV.

En 1873, le gouvernement du président Patrice de Mac Mahon, royaliste légitimiste, et l'assemblée de l'Ordre moral renomment le lycée du nom du seul Bourbon apprécié des Républicains, « le bon roi Henri ». Le lycée Henri IV a trouvé son nom actuel.

Source Wikipédia que vous pouvez consulter ci-dessous.

Devenir actuel

Le lycée est réputé pour ses excellents résultats au baccalauréat, au concours général et aux concours d'entrée aux grandes écoles, et plus spécialement pour les concours littéraires (Écoles normales supérieure de Paris, Lyon et Cachan, École nationale des chartes). Il est connu pour son élitisme fondé sur le mérite et pour avoir formé de nombreux intellectuels, hommes politiques, scientifiques et personnalités françaises.

Liens externes