Lycée Henri-Poincaré en Meurthe-et-Moselle

Lycée Henri-Poincaré

  • 54000 Nancy
Lycée Henri-Poincaré
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Lycée Henri-Poincaré
Lycée Henri-Poincaré
Crédit photo : François BERNARDIN - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1592
Fondation des Minimes
1667
Fondation du couvent
1780-1782
Reconstruction de la chapelle
1793
Transformation en musée
1801
Arrêté consulaire
1802
Création du lycée
7 mars 1916
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle : classement par arrêté du 7 mars 1916

Personnages clés

Charles IV de Lorraine Duc de Lorraine ayant posé la première pierre du couvent des Visitandines.
Christophe de Bassompierre Fondateur du couvent des Minimes.
Johann Joseph Söntgen Sculpteur des allégories de la Foi et de l’Espérance.
Joseph Laurent Organisateur et conservateur du muséum, défenseur des collections.
François-Joseph de Habsbourg Empereur d'Autriche ayant visité la chapelle en mémoire de son ancêtre François de Lorraine.

Origine et histoire

La chapelle de la Visitation, parfois appelée chapelle ronde, est située à Nancy, en Meurthe‑et‑Moselle. Principal vestige du couvent des Visitandines, elle s’élève avec l’aile attenante rue de la Visitation et a été construite au XVIIIe siècle. Transformée en musée des Beaux‑Arts lors de la Révolution, elle a ensuite été intégrée sous le Premier Empire dans l’enceinte du lycée impérial de Nancy, devenu plus tard le lycée Henri‑Poincaré. L’édifice figure parmi les premiers exemples du style néoclassique en Lorraine. De plan carré, il renferme une chapelle ronde, particularité unique en Lorraine. L’extérieur, sobre, ne présente qu’un groupe sculpté de Johann Joseph Söntgen représentant des allégories de la Foi et de l’Espérance au‑dessus d’un portail d’inspiration antique. L’intérieur, fidèle à l’esthétique antique, s’organise autour d’un péristyle ouvrant sur la chapelle circulaire, couronnée d’une coupole à caissons éclairée par une verrière. L’édifice a été classé au titre des monuments historiques par un arrêté du 7 mars 1916. La fondation du couvent remonte à la pose de la première pierre par le duc Charles IV de Lorraine en juin 1667, à proximité du couvent des Minimes, fondé en 1592 par Christophe de Bassompierre. La chapelle a été réédifiée par les sœurs de la Visitation entre 1780 et 1782 ; l’église des Minimes adjacente fut abattue pendant la Révolution. En 1793, une partie du couvent et la chapelle furent transformées en musée après les saisies révolutionnaires ; le premier fonds comprenait quelques œuvres commandées par la famille ducale, notamment L’Annonciation attribuée au Caravage (1608) et une copie des Noces de Cana de Véronèse réalisée par Claude Charles en 1702 pour le couvent des Cordeliers de Nancy. Inscrit dans l’arrêté consulaire de 1801, le musée reçut des envois du Louvre avant d’être transféré place Stanislas dans l’ancien collège de médecine, qui devint le musée des Beaux‑Arts de Nancy. Les tombeaux de Notre‑Dame‑de‑Bonsecours y furent conservés jusqu’à la fin du XIXe siècle avant de réintégrer le mausolée voulu par Stanislas. La chapelle et sa crypte furent visitées en octobre 1867 par l’empereur d’Autriche François‑Joseph de Habsbourg en mémoire de son ancêtre François de Lorraine, époux de l’impératrice Marie‑Thérèse. En 1815, Joseph Laurent, organisateur et conservateur du muséum, réunit à la chapelle le premier noyau des collections et dut défendre ce fonds contre les alliés de la seconde Restauration qui avaient déjà emballé les toiles les plus précieuses. Par la loi du 1er mai 1802, les couvents des Minimes et des Visitandines furent transformés en lycée impérial de Nancy, la chapelle étant intégrée à l’établissement ensuite rebaptisé lycée Henri‑Poincaré. La chapelle se visite aujourd’hui à l’occasion de manifestations ponctuelles et lors des Journées du Patrimoine.

Liens externes