Frise chronologique
début XVIIIe siècle
Construction de l’hôtel Galpin
Construction de l’hôtel Galpin
début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Ancien pavillon central du lycée actuel.
1804
Rachat par Étienne Ternaux-Rousseau
Rachat par Étienne Ternaux-Rousseau
1804 (≈ 1804)
Devenu « château Ternaux ».
1852
Fondation de l’Institution Notre-Dame
Fondation de l’Institution Notre-Dame
1852 (≈ 1852)
École catholique par l’abbé Lévêque.
1872
Acquisition par la ville de Paris
Acquisition par la ville de Paris
1872 (≈ 1872)
Création de l’École normale d’instituteurs.
1876
Nomination « école Jean-Baptiste Say »
Nomination « école Jean-Baptiste Say »
1876 (≈ 1876)
École primaire supérieure (EPS).
1882-1897
Agrandissement de l’EPS
Agrandissement de l’EPS
1882-1897 (≈ 1890)
Travaux dirigés par Germain Sallard.
1928
Classement monument historique
Classement monument historique
1928 (≈ 1928)
Façade et deux pièces du pavillon central.
1941
Transformation en collège moderne
Transformation en collège moderne
1941 (≈ 1941)
Loi de Jérôme Carcopino.
1953
Création du lycée d’État
Création du lycée d’État
1953 (≈ 1953)
Avec filières technologiques.
2017-2020
Lancement des journaux étudiants
Lancement des journaux étudiants
2017-2020 (≈ 2019)
*Sayen Libéré* puis *Le Sayen*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean-Baptiste Say - Économiste classique |
Donne son nom au lycée (1767-1832). |
| Étienne Ternaux-Rousseau - Industriel de la laine |
Propriétaire du « château Ternaux » (1804-1830). |
| Abbé Lévêque - Directeur de l’Institution Notre-Dame |
Fonde une école catholique en 1852. |
| Octave Gréard - Directeur de l’enseignement de la Seine |
Installe l’École normale d’instituteurs en 1872. |
| Jules Simon - Ministre de l’Instruction publique |
Inaugure l’école en 1872. |
| Germain Sallard - Architecte |
Dirige l’agrandissement (1882-1897). |
| Jérôme Carcopino - Ministre de l’Éducation nationale |
Transforme l’EPS en collège moderne (1941). |
| Raoul Lamourdedieu - Sculpteur |
Auteur du monument aux morts (1921). |
| Charles-Auguste Lebourg - Sculpteur |
Auteur de *Le Travail* (statue en bronze). |
Origine et histoire
Le lycée Jean-Baptiste-Say occupe l’emplacement de l’ancien hôtel Galpin, un hôtel particulier construit au début du XVIIIe siècle à Auteuil, racheté en 1804 par l’industriel Étienne Ternaux-Rousseau qui le rebaptise « château Ternaux ». En 1852, l’abbé Lévêque y fonde l’Institution Notre-Dame, un établissement catholique fermé en 1870 lors de la guerre franco-prussienne. La ville de Paris acquiert le bâtiment en 1872 pour y installer l’École normale d’instituteurs, puis une école primaire supérieure (EPS) nommée « Jean-Baptiste Say » en 1876, dirigée par M. Menu de Saint Mesmin.
Entre 1882 et 1897, l’EPS est agrandie sous la direction des architectes Germain Sallard et des directeurs Marguerin puis Lévêque, encerclant l’ancien château de locaux modernes. L’école se spécialise dans les enseignements scientifiques et techniques, préparant aux métiers du commerce et de l’industrie. En 1941, sous le ministre Jérôme Carcopino, l’EPS devient un « collège moderne », avant de se transformer en lycée d’État en 1953, sous l’impulsion du proviseur Place, avec des filières technologiques.
Le pavillon central, classé monument historique en 1928, conserve la façade et deux pièces intérieures (grand salon et bureau du proviseur) de l’ancien hôtel Galpin. Le lycée abrite aussi un monument aux morts de 1921 sculpté par Raoul Lamourdedieu, et une statue en bronze, Le Travail, de Charles-Auguste Lebourg. Depuis 1954, ses salles rendent hommage à d’anciens élèves résistants, scientifiques ou auteurs. En 2017, des élèves lancent un journal, Sayen Libéré, remplacé en 2019 par Le Sayen, devenu numérique en 2020.
Le lycée apparaît dans plusieurs œuvres cinématographiques, comme La Carapate (1978) de Gérard Oury ou La Rafle (2010) de Rose Bosch, et inspire le roman La Petite Bande (2022) de Vincent Jaury. Ses classes préparatoires (PSI, PT, BCPST) et son palmarès académique (25e départemental en 2018) en font un établissement réputé, marqué par son héritage architectural et pédagogique.