Construction de la chapelle XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Édifiée selon les plans du père Martellange.
11 mai 1932
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 11 mai 1932 (≈ 1932)
Protection de la chapelle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : inscription par arrêté du 11 mai 1932
Personnages clés
Père Martellange - Maître d'œuvre
Auteur des plans de la chapelle.
Origine et histoire de la Maison Lycée La Tour d'Auvergne
Le lycée La Tour d'Auvergne à Quimper intègre une chapelle construite aux XVIIe et XVIIIe siècles, classée Monument Historique depuis 1932. Cet édifice religieux, conçu selon les plans du père Martellange, s’inspire de la chapelle détruite du noviciat jésuite parisien de la rue du Pot-de-Fer. Son architecture combine une nef à deux travées avec bas-côtés, un transept à croisillons, et un chœur terminé par une abside en cul-de-four. La structure mêle granit en soubassement et calcaire pour les parties hautes, tandis que les voûtes en berceau et la coupole centrale soulignent son style baroque.
La décoration intérieure repose sur des pilastres et entablements doriques à triglyphes, reflétant l’influence classique de l’ordre jésuite. La façade, ornée des ordres dorique et ionique, témoigne d’une recherche d’harmonie proportionnelle. L’édifice, propriété de la commune de Quimper, illustre l’héritage architectural religieux de la Bretagne, marqué par l’usage de matériaux locaux comme le granit du Finistère. Son inscription en 1932 souligne sa valeur patrimoniale, liée à la fois à son histoire jésuite et à sa conception par Martellange, figure majeure de l’architecture religieuse de l’époque.
La localisation du lycée, en plein centre de Quimper (5 Place Claude le Coz), et sa précision cartographique jugée « passable » (note 5/10) reflètent les défis de conservation d’un monument intégré à un établissement scolaire moderne. La chapelle, bien que protégée, reste un exemple rare en Bretagne d’architecture religieuse inspirée des modèles parisiens, adaptée aux ressources et savoir-faire locaux. Son histoire s’inscrit dans celle de la Compagnie de Jésus, dont l’influence s’étendait des grands centres urbains jusqu’aux provinces comme le Finistère.