Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Lycée Lakanal à Sceaux dans les Hauts-de-Seine

Lycée Lakanal

  • 3 Avenue du Président Franklin Roosevelt
  • 92330 Sceaux
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Lycée Lakanal
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
4 Avenue du Président Franklin Roosevelt 92330 Sceaux

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1882-1885
Construction et inauguration
1899
Fresque de Guillonnet
1914-1918
Hôpital auxiliaire n°219
1939-1945
Occupation et hôpital allemand
1971
Passage à la mixité
2001
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (à l'exception du bâtiment des années 70) ; le sol de la parcelle ; le gymnase, en totalité ; les trois salles de réception au rez-de-chaussée du bâtiment administratif (y compris la cheminée du grand parloir) ; la lingerie avec son mobilier (au premier étage du long bâtiment sur l'avenue Claude-Perrault) ; les circulations verticales et horizontales avec les préaux couverts (cad. Z 1) : inscription par arrêté du 28 novembre 2001

Personnages clés

Anatole de Baudot - Architecte Concepteur du lycée (1882-1885).
Joseph Lakanal - Homme politique Inspirateur du nom, promoteur de l'éducation.
Octave Denis Victor Guillonnet - Peintre Auteur de la fresque *Les Félibres* (1899).
Albert Pouthier - Sculpteur Créateur du monument aux morts.
Julien Clerc - Ancien élève et chanteur Évoque le lycée dans *Bourg-la-Reine*.
Alphonse Fringnet - Premier proviseur (1885-1892) Dirigea l'établissement à ses débuts.

Origine et histoire

Le lycée Lakanal, situé à Sceaux dans les Hauts-de-Seine, fut construit entre 1882 et 1885 par l'architecte Anatole de Baudot dans un style inspiré du lycée Michelet de Vanves. Inauguré en 1885 sous la Troisième République, il était conçu comme un « lycée à la campagne », destinées à des élèves doués mais fragiles, dans un cadre arboré répondant aux principes hygiénistes de l'époque. Son parc, toujours présent, abrite des arbres centenaires et rares, et l'établissement accueille aujourd'hui un collège, un lycée et des classes préparatoires.

Le lycée porte le nom de Joseph Lakanal, conventionnel ayant proposé en 1794 la création de 20 000 écoles et de l'INALCO. À l'origine réservé aux garçons, il accueillait des pensionnaires parisiens arrivant par train depuis Denfert-Rochereau. Pendant la Première Guerre mondiale, il fut transformé en hôpital auxiliaire (n°219), tout en maintenant les cours. Son monument aux morts, œuvre d'Albert Pouthier, rend hommage à 174 anciens élèves morts au combat, dont Charles Péguy et Alain-Fournier.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le lycée servit d'hôpital militaire allemand tout en abritant des élèves de Lakanal et de Marie-Curie, ce dernier étant occupé par la Luftwaffe. Des légendes évoquent des souterrains reliant les deux établissements, utilisés pour sauver des familles juives. Après-guerre, le lycée s'étend avec des annexes à Savigny-sur-Orge (1947) et Antony (1958), devenant mixte en 1971. Il est aujourd'hui réputé pour ses classes préparatoires et son patrimoine architectural protégé depuis 2001.

L'établissement abrite une fresque monumentale d'Octave Denis Victor Guillonnet (1899), classée, représentant Les Félibres assistant à une partie de rugby. Son parc, son gymnase, et certaines salles (comme le grand parloir) sont protégés. Le lycée a inspiré des œuvres culturelles, comme la chanson Bourg-la-Reine de Julien Clerc (ancien élève) ou le roman Le Lycée des artistes de Jean-Marc Parisis. Il reste un symbole de l'éducation républicaine, mêlant héritage historique et modernité pédagogique.

Architecturalement, le lycée reflète l'influence du modèle anglais, avec des espaces verts vastes et une organisation favorisant l'internat, bien que ce dernier ait décliné au XXe siècle. Les classes primaires, aujourd'hui disparues, bénéficiaient déjà d'enseignements artistiques et sportifs. Le site, partiellement détruit (piscine, chapelle, manège vers 1980), conserve des éléments majeurs de sa conception initiale, comme les préaux couverts et les circulations intérieures.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours