Frise chronologique
1643-1672
Construction du couvent des Augustins
Construction du couvent des Augustins
1643-1672 (≈ 1658)
Fondation initiale du site actuel.
1803
Création du lycée par arrêté consulaire
Création du lycée par arrêté consulaire
1803 (≈ 1803)
Transformation en établissement d'enseignement.
1812
Ouverture du lycée
Ouverture du lycée
1812 (≈ 1812)
Première inauguration sous François de Orestis.
1860
Annexion de Nice à la France
Annexion de Nice à la France
1860 (≈ 1860)
Le lycée redevient un établissement français.
1909-1931
Modernisation du lycée
Modernisation du lycée
1909-1931 (≈ 1920)
Travaux dirigés par Henri Ebrard.
11 juin 1944
Fusillade de cinq élèves résistants
Fusillade de cinq élèves résistants
11 juin 1944 (≈ 1944)
Commemoré annuellement dans la cour.
1963
Renommage en lycée Masséna
Renommage en lycée Masséna
1963 (≈ 1963)
Hommage à André Masséna.
2016-2017
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
2016-2017 (≈ 2017)
Protection totale du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le lycée Masséna avec l'ensemble de ses cours, jardins, murs de clôture et leurs portails, situé 2 avenue Félix-Faure, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan joint à l'arrêté (cad. LC, n°381) : classement par arrêté du 22 mars 2017.
Personnages clés
| François de Orestis - Premier proviseur et maire de Nice |
Dirigea l’ouverture du lycée en 1812. |
| Henri Ebrard - Architecte des travaux de modernisation |
Dirigea les rénovations de 1909 à 1931. |
| Armand Fallières - Président de la République |
Posa la première pierre en 1909. |
| Gaston Doumergue - Président de la République |
Inaugura le lycée modernisé en 1931. |
| André Masséna - Figure historique niçoise |
Lycée renommé en son honneur en 1963. |
| Philippe Tamisier - Proviseur actuel (depuis 2024) |
Dirige l’établissement aujourd’hui. |
Origine et histoire
Le lycée Masséna trouve son origine dans le couvent des Augustins déchaux, construit entre 1644 et 1672 face au Pont-Vieux de Nice. Après l’occupation française de 1792, les bâtiments deviennent une école centrale, puis un lycée créé par arrêté consulaire en 1803. Les travaux, débutés en 1805, s’achèvent en 1811, et l’établissement ouvre en 1812 sous la direction de François de Orestis, alors maire de Nice.
Après la restitution du comté de Nice à la Savoie en 1814, le lycée ferme et devient un collège royal dirigé par les Jésuites jusqu’à leur expulsion en 1848. En 1860, suite à l’annexion de Nice à la France, il redevient un lycée impérial, puis national. D’importants travaux de modernisation sont menés entre 1875 et 1931, avec l’inauguration officielle par le président Gaston Doumergue en 1931.
Le lycée, initialement réservé aux garçons jusqu’en 1963, est renommé en hommage à André Masséna, figure historique liée à sa construction. En 1944, cinq élèves résistants sont fusillés par la Gestapo, un événement commémoré annuellement. Classé monument historique en 2017, il se distingue par son architecture mêlant influences italiennes et mosaïques, ainsi que par sa tour de l’horloge emblématique.
Aujourd’hui, le lycée Masséna accueille près de 1 675 élèves, dont 840 en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), réparties en filières littéraires, scientifiques et économiques. Son prestige repose sur son histoire bicentenaire, son patrimoine architectural et son rôle dans l’éducation niçoise, de l’enseignement secondaire aux préparations d’excellence.
L’établissement est également connu pour ses devises latines, comme Alta alatis patent (« Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes »), et Horas ne numerem nisi serenas (« Je souhaite ne compter que les heures heureuses »), gravées sur sa tour de l’horloge. Ces éléments symbolisent son héritage à la fois éducatif et culturel dans la région.
Enfin, le lycée Masséna s’inscrit dans un réseau d’établissements d’excellence de l’académie de Nice, avec des classements nationaux reflétant sa qualité pédagogique. Son histoire, marquée par des transformations politiques et architecturales, en fait un lieu de mémoire et de savoir incontournable de la Côte d’Azur.