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Lycée Schoelcher

Lycée Schoelcher

    44 Boulevard Robert Attuly
    97200 Fort-de-France
Propriété de la région

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1881
Fondation du lycée colonial
8 mai 1902
Destruction par l'éruption
1937
Réouverture à Fort-de-France
19 janvier 2010
Classement monument historique
7 octobre 2022
Inauguration après reconstruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pour leurs façades et leurs toitures, les bâtiments installés sur la première terrasse comprise elle-même dans la protection avec ses escaliers d'accès, ainsi que le jardin (cad. BD 01) : inscription par arrêté du 19 janvier 2010

Personnages clés

Victor Schœlcher - Homme politique abolitionniste Inspirateur et éponyme du lycée.
Marius Hurard - Conseiller général républicain Militant pour la création du lycée.
Aimé Césaire - Maire honoraire de Fort-de-France A demandé son classement en 2007.
Jean et Joseph Soupre - Architectes du bâtiment Concepteurs du lycée en 1937.

Origine et histoire

Le lycée Victor-Schœlcher, situé à Fort-de-France en Martinique, est le premier lycée de l'île, fondé pour promouvoir une éducation laïque et publique. Son histoire débute au XIXe siècle, marqué par des tensions entre républicains anticléricaux et conservateurs catholiques autour de la création d’un collège laïque à Saint-Pierre. Victor Schœlcher, abolitionniste et défenseur de l’instruction publique, joue un rôle clé dans son établissement en 1881, après une décennie de combat politique.

À l’origine, le lycée occupe plusieurs sites, dont un bâtiment construit par les sœurs Ursulines en 1738, transformé en Maison Royale d'Éducation en 1816. En 1883, il s’installe dans les locaux d’un ancien pensionnat religieux à Saint-Pierre, avant d’être détruit par l’éruption de la montagne Pelée en 1902. Reconstruit à Fort-de-France en 1937 sur l’ancien domaine de Bellevue, le lycée est conçu par les architectes Jean et Joseph Soupre, avec des normes parasismiques innovantes pour l’époque.

Le bâtiment, inscrit aux monuments historiques en 2010, allie patrimoine et modernité. Menacé de destruction en 2007, il est préservé grâce à l’intervention d’Aimé Césaire. Une reconstruction partielle, achevée en 2022, intègre des éléments historiques (façades, escaliers) et des infrastructures modernes (théâtre, parking souterrain). Le lycée reste un symbole de résilience et d’excellence éducative en Martinique, tout en honorant l’héritage de Victor Schœlcher.

Classé 20e sur 31 lycées martiniquais en 2015, il incarne à la fois un lieu de mémoire et un établissement scolaire dynamique. Son architecture, mêlant terrasses, jardins et bâtiments des années 1930, témoigne de l’adaptation aux contraintes tropicales et sismiques. Les façades et toitures des premières terrasses, ainsi que l’ancien internat, sont protégés pour leur valeur patrimoniale.

Le lycée porte le nom de Victor Schœlcher (1804–1893), figure majeure de l’abolition de l’esclavage et de la promotion de l’éducation publique. Son histoire reflète les luttes sociales et politiques de la Martinique, entre héritage colonial, laïcisation et affirmation identitaire. Aujourd’hui, il accueille des sections générales, technologiques et préparatoires, perpétuant son rôle central dans la formation des élites locales.

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