Frise chronologique
14 juillet 1710
Fondation officielle
Fondation officielle
14 juillet 1710 (≈ 1710)
Acte signé entre la ville et Gilles Marais
Années 1730
Construction du bâtiment de l’Horloge
Construction du bâtiment de l’Horloge
Années 1730 (≈ 1730)
Élément classé en 1995
1792–1793
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1792–1793 (≈ 1793)
Transformé en écurie puis prison
1803
Relance par Basile Horeau
Relance par Basile Horeau
1803 (≈ 1803)
Restauration et réouverture du collège
1881
Laïcisation et municipalisation
Laïcisation et municipalisation
1881 (≈ 1881)
Devenu collège communal
1985
Rebaptisé lycée Victor-Hugo
Rebaptisé lycée Victor-Hugo
1985 (≈ 1985)
Hommage à l’écrivain
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, ainsi que le grand escalier avec sa cage, du bâtiment dit de l'Horloge (cad. AE 465) : inscription par arrêté du 6 juin 1995
Personnages clés
| Gilles Marais - Fondateur et premier principal (1710–1733) |
Créa l’imprimerie scolaire locale |
| Basile Horeau - Principal et bienfaiteur (XIXe siècle) |
Relança le collège après 1803 |
| Jacques Defermon - Ancien élève (1752–1831) |
Ministre de Napoléon Ier |
| Claude Pompidou - Ancienne élève (1912–2007) |
Épouse du président Georges Pompidou |
| Basile Moreau - Ancien élève (1799–1873) |
Fondateur de la congrégation de Sainte-Croix |
Origine et histoire
Le lycée Victor-Hugo de Château-Gontier trouve ses origines dans un collège fondé au début du XVIIIe siècle. L’établissement est officiellement créé le 14 juillet 1710 par un acte signé entre la municipalité et le prêtre Gilles Marais, nommé principal. Installé dans l’ancien prieuré de Genêteil, le collège prospère rapidement : une salle des fêtes est inaugurée en 1723, et le bâtiment de l’Horloge, construit dans les années 1730, est aujourd’hui partiellement classé Monument Historique (arrêté du 6 juin 1995). Sous la direction de Gilles Marais (1710–1733), l’école compte plus de 300 élèves et devient un pôle éducatif majeur, nécessitant même la création d’une imprimerie locale pour fournir les manuels scolaires.
Au fil du XVIIIe siècle, le collège traverse des crises de succession et des conflits administratifs, mais conserve son prestige. En 1775, il accueille 110 pensionnaires et 8 régents. La Révolution française marque un tournant brutal : les professeurs, refusant le serment à la Constitution civile du clergé, sont déportés ou se cachent. Le collège est alors transformé en écurie, dépôt militaire, puis prison. Ses biens sont vendus, et son mobilier dispersé.
Au XIXe siècle, Basile Horeau relance l’établissement en 1803, restaurant les bâtiments et rétablissant son rayonnement. Le collège devient mixte en 1825 et résiste aux turbulences politiques, comme la participation d’élèves aux soulèvements royalistes de 1815 et 1832. En 1881, il est laïcisé et municipalisé, avant de devenir un lycée national en 1968. Rebaptisé lycée Victor-Hugo en 1985, il propose aujourd’hui des formations générales, technologiques et post-bac, tout en conservant des éléments architecturaux classés.
L’histoire du lycée est marquée par des figures influentes, comme Gilles Marais, fondateur et premier principal, ou Basile Horeau, qui le sauva de la ruine après la Révolution. Parmi ses anciens élèves, on compte des personnalités politiques (Jacques Defermon, ministre de Napoléon Ier), religieuses (le bienheureux Basile Moreau), ou encore Claude Pompidou, épouse du président Georges Pompidou. Le bâtiment de l’Horloge, symbole de son patrimoine, rappelle son ancrage dans l’histoire éducative et architecturale de la Mayenne.
Classé 6e sur 11 lycées du département en 2015 pour la qualité de son enseignement, l’établissement perpétue une tradition scolaire vieilles de trois siècles. Son évolution reflète les bouleversements politiques et sociaux de la France, depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’éducation publique moderne. Le lycée reste un témoin majeur du patrimoine éducatif des Pays de la Loire, alliant héritage historique et adaptation contemporaine.