Construction de la mairie 1780 (≈ 1780)
Date gravée sur la porte d’entrée.
1906
Dernier usage judiciaire
Dernier usage judiciaire 1906 (≈ 1906)
Pièce utilisée comme tribunal (relevé Bottlaender).
1933
Inscription commémorative
Inscription commémorative 1933 (≈ 1933)
Tricentenaire de la réunion à la France.
20 janvier 1938
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 20 janvier 1938 (≈ 1938)
Protection des façades, toiture et escalier.
1938
Destruction du perron
Destruction du perron 1938 (≈ 1938)
Remplacé par un balcon pour discours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toiture ainsi que l'escalier double de la façade principale : inscription par arrêté du 20 janvier 1938
Personnages clés
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Origine et histoire
La mairie de Neuwiller-lès-Saverne, située au 7 rue du Général-Koenig, est un édifice emblématique construit dans la 2e moitié du XVIIIe siècle, plus précisément en 1780 comme l’indique la date gravée sur sa porte d’entrée. Elle remplace un ancien tribunal local (Laube) et un poêle des bourgeois (lieu de réunion communal avec auberge à l’étage), reflétant son rôle central dans la vie administrative et sociale du village. Son architecture soignée, caractéristique du XVIIIe siècle, se distingue par des élévations à travées, un socle appareillé en grès, des chaînes à refends, et un fronton commémorant le tricentenaire de la réunion à la France (1633–1933). Le bâtiment, de plan rectangulaire, abrite un sous-sol voûté en berceau et un toit à versants brisés.
En 1938, la mairie est inscrite au titre des monuments historiques pour ses façades, sa toiture et son escalier double, après des modifications notables comme la destruction du perron en 1938 (remplacé par un balcon pour les discours officiels). À l’arrière, une cour avec dépendances abritait autrefois le matériel à incendie, témoignant de ses fonctions multiples. En 1906, une pièce du rez-de-chaussée servait encore de tribunal, selon un relevé de Bottlaender, soulignant la persistance de son usage judiciaire hérité du passé.
Le fronton porte une inscription moderne (1933) célébrant les 300 ans de la réunion à la France, tandis que l’édifice illustre l’évolution des institutions locales alsaciennes, entre héritage médiéval (tribunal, poêle des bourgeois) et modernité administrative. La construction en grès apparent, typique de la région, et les aménagements successifs (balcon, destruction du perron) reflètent les adaptations du bâtiment aux besoins politiques et urbains au fil des siècles.