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Frise chronologique
1563-1564
Prix des denrées enregistrés
Prix des denrées enregistrés
1563-1564 (≈ 1564)
Dalles commémorant le coût du blé et autres produits.
1814-1817
Nouvelles inscriptions économiques
Nouvelles inscriptions économiques
1814-1817 (≈ 1816)
Prix du blé, vin et céréales gravés.
1837
Construction de l’hôtel de ville
Construction de l’hôtel de ville
1837 (≈ 1837)
Remplace l’ancienne maison commune *Laube*.
1838
Ajout du deuxième étage
Ajout du deuxième étage
1838 (≈ 1838)
Pour des salles de classe protestantes.
1935
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1935 (≈ 1935)
Protection de la façade sur rue.
2016
Intégration à Val-de-Moder
Intégration à Val-de-Moder
2016 (≈ 2016)
Devenue mairie déléguée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la rue : inscription par arrêté du 25 avril 1935
Personnages clés
| Maire Spach - Maire de Pfaffenhoffen en 1817 |
A certifié les prix agricoles gravés. |
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Pfaffenhoffen, aujourd’hui intégré à la commune de Val-de-Moder depuis 2016, est un monument historique inscrit depuis 1935. Situé à l’angle de la rue du Marché, ce bâtiment de plan rectangulaire allongé présente deux étages sur rez-de-chaussée, avec des éléments architecturaux en grès comme les chaînes d’angles et les chambranles. Son rez-de-chaussée abritait autrefois une halle et un corps de garde, tandis que le premier étage était dédié aux services municipaux. Cinq dalles encastrées dans la façade ouest commémorent les prix des denrées aux XVIe et XIXe siècles, comme le blé, l’orge ou le vin, reflétant les préoccupations économiques de ces époques.
Construite en 1837 à l’emplacement d’une ancienne maison commune appelée Laube, la mairie fut agrandie en 1838 avec l’ajout d’un deuxième étage pour accueillir deux salles de classe destinées aux élèves protestants. Ce projet s’inscrivait dans une logique d’adaptation des bâtiments publics aux besoins éducatifs et administratifs locaux. Les inscriptions sur les dalles, datées de 1563, 1564, 1814 et 1817, témoignent des variations des prix agricoles et de leur importance pour la communauté, notamment en période de crise ou de reconstruction post-napoléonienne.
L’édifice, propriété de la commune, se distingue par sa façade sur rue protégée depuis 1935, son toit à croupes et son campanile carré. Les matériaux utilisés, comme les moellons crépis et le grès, ainsi que les cinq grandes portes en plein cintre du rez-de-chaussée, rappellent son usage passé de halle marchande. Ces caractéristiques architecturales et historiques en font un exemple représentatif des bâtiments publics alsaciens, marquant à la fois l’ancrage local et les transformations sociales sur plusieurs siècles.