Décision municipale 1894 (≈ 1894)
Projet de rehaussement du lavoir et installation éolienne.
29 novembre 1897
Inauguration de l'éolienne
Inauguration de l'éolienne 29 novembre 1897 (≈ 1897)
Mise en service officielle après travaux.
1931
Surélévation de la mairie
Surélévation de la mairie 1931 (≈ 1931)
Achèvement des travaux au-dessus du lavoir.
1939
Fin du fonctionnement de l'éolienne
Fin du fonctionnement de l'éolienne 1939 (≈ 1939)
Arrêt définitif du système de pompage.
3 mai 2003
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 3 mai 2003 (≈ 2003)
Protection patrimoniale de l'ensemble mairie-lavoir-éolienne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La mairie-lavoir et l'éolienne (cad. C 631, 632) : inscription par arrêté du 5 mars 2003
Personnages clés
Auguste Bollée - Constructeur et hydraulicien
Concepteur de l’éolienne modèle n° 2 installée.
F. Courtois - Architecte
Supervise les travaux en 1896-1897.
M. Rougier - Géologue
Analyse les ressources en eau du sous-sol.
Origine et histoire
La mairie-lavoir et éolienne d'Arthonnay, située dans l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un monument emblématique combinant une mairie, un lavoir public et une éolienne Bollée. Construite entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe, elle illustre l’ingéniosité technique de l’époque pour répondre aux besoins en eau de la communauté. L’éolienne, modèle n° 2 du catalogue Bollée, avec son rotor de 3,50 m et sa capacité de 1,5 m3/h, a alimenté le lavoir de 1897 à 1939 grâce à un réservoir de 3 000 litres.
En 1894, la municipalité d’Arthonnay décide de rehausser le bassin-lavoir et commande une éolienne à Auguste Bollée, constructeur renommé du Mans. L’installation, achevée en 1897, inclut un mécanisme de sécurité contre les tempêtes et une girouette pour l’orientation automatique. Le coût total des travaux, incluant l’éolienne et le réservoir, s’élève à 12 672 francs, financés par la commune.
En 1931, la mairie est surélevée au-dessus du lavoir existant, marquant la seconde phase majeure des travaux. L’éolienne, fonctionnelle jusqu’en 1939, est l’une des trois dernières de ce type encore en place dans l’Yonne. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques en 2003 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle », soulignant son importance patrimoniale et technique.
L’éolienne, haute de 18 mètres et haubanée par 10 câbles en fer ancrés dans du béton, est accessible par un escalier métallique de 56 marches. Son cartouche en fonte porte la marque du constructeur, rappelant son origine mansoise. La plate-forme sommitale, protégée par un garde-corps orné des points cardinaux, offre un exemple rare des machines de pompage installées entre 1880 et 1930.
L’architecte F. Courtois, de Tonnerre, supervise les travaux en 1896-1897, tandis qu’un géologue de Périgueux, M. Rougier, évalue les ressources en eau du sous-sol. Le projet initial vise à résoudre les problèmes d’alimentation du lavoir, dont la pente insuffisante empêchait un écoulement optimal. L’inauguration a lieu le 29 novembre 1897, marquant l’aboutissement d’un projet ambitieux pour cette petite commune rurale.
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