Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Période estimée de la maison et du porche.
5 avril 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 avril 1948 (≈ 1948)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
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Origine et histoire
La maison située au 10 Rue d'Anjou à La Guerche-de-Bretagne est une construction datée du XVIe siècle, représentative de l'architecture civile de cette période. Elle se distingue par son porche à deux travées, soutenu par des poteaux de bois décorés d'écussons lisses et de motifs « antiques ». Ces poteaux reposent sur des solins en pierre pour éviter l'humidité, tandis que la sablière basse s'encastre dans les montants porteurs. La structure en pan de bois de l'étage, ornée de croix de Saint-André, et le toit à croupes couvert d'ardoise complètent cet ensemble architectural remarquable. À l'origine, la façade présentait des pigeâtres sculptés et des corbelets, aujourd'hui disparus.
Le porche, d'une profondeur de 2,70 mètres, possède une couverture indépendante du reste du bâtiment, une caractéristique fréquente parmi les maisons à porche de la ville. Ces constructions servaient à la fois de lieu de commerce au rez-de-chaussée et d'habitation à l'étage, reflétant l'organisation socio-économique des bourgs bretons à la Renaissance. La maison, classée Monument Historique depuis 1948 pour ses façades, toitures et souches de cheminées, illustre aussi l'utilisation de matériaux locaux comme la microdiorite de quartz pour les murs en moellon.
Une carte postale ancienne révèle que la façade était autrefois enduite, masquant partiellement les décors sculptés aujourd'hui altérés ou bûchés. Les fenêtres chanfreinées visibles sur le mur ouest témoignent de la profondeur inhabituelle de la maison, typique des habitations urbaines de l'époque. L'analyse architecturale suggère une construction en deux phases, avec un porche en pan de bois semblant « collé » sur une structure en pierre préexistante, soulignant l'évolution des techniques de construction entre le XVIe et le XVIIe siècle.
Les éléments décoratifs, comme les écussons et les motifs géométriques, indiquent une volonté d'ostentation propre aux propriétaires aisés de l'époque. L'épi de faîtage surplombant le toit, bien que non détaillé dans les sources, renforce le caractère monumental de cette maison, qui s'inscrit dans un ensemble urbain cohérent avec sa voisine du numéro 12, partageant des caractéristiques architecturales et fonctionnelles similaires.