Début du procès de canonisation 1330 (≈ 1330)
Procès de Saint-Yves initié dans cette maison.
vers 1500
Construction du portail gothique
Construction du portail gothique vers 1500 (≈ 1500)
Porte monumentale datée de cette période.
XVIe siècle
Période de construction principale
Période de construction principale XVIe siècle (≈ 1650)
Maison édifiée durant ce siècle.
premier quart du XVIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle premier quart du XVIIe siècle (≈ 1725)
Modifications post-guerres de la Ligue.
17 décembre 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 17 décembre 1926 (≈ 1926)
Inscription des façades et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Yves Hélory de Kermartin (Saint-Yves) - Saint breton et avocat
Son procès de canonisation y débuta.
Origine et histoire de la Maison, Rue Colvestre
La maison située au 11 rue Colvestre à Tréguier est une demeure urbaine du XVIe siècle, édifiée sur cave avec un étage carré et un étage de comble. Sa façade en moellon de granite conserve une porte monumentale gothique flamboyant, réemployée, ainsi que des fenêtres à grilles défensives. À l’intérieur, les cheminées en pierre, les portes en arc plein cintre et un escalier rampe sur rampe en granite témoignent de son organisation médiévale. Une pièce haute en pan de bois, couverte d’ardoise, offre un panorama sur la ville et abrite une cheminée.
Localement appelée « l’Hôtel de Tournemine », cette maison est liée à l’histoire religieuse bretonne : c’est ici qu’aurait débuté, le 23 juin 1330, le procès de canonisation de Yves Hélory de Kermartin, plus connu sous le nom de Saint-Yves. La demeure communiquait autrefois avec la « Maison des Trois Avocats » voisine (XVe–XVIIe siècles), suggérant un ensemble urbain cohérent. Les modifications intérieures, comme l’escalier et les portes, pourraient dater du premier quart du XVIIe siècle, peut-être après des destructions liées aux guerres de la Ligue (1588–1598).
Classée Monument Historique en 1926 pour ses façades et sa toiture, cette maison illustre l’évolution architecturale bretonne entre Moyen Âge et époque moderne. Son crochet en bronze, fixé à une poutre, évoque une vocation initiale partiellement commerciale ou artisanale, tandis que ses éléments défensifs rappellent les tensions passées. La précision de sa localisation reste médiocre (niveau 5/10), mais son intérêt patrimonial est reconnu par les sources comme Monumentum.