Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Période estimée de la maison à porche.
1907
Première mention de la pharmacie
Première mention de la pharmacie
1907 (≈ 1907)
Carte postale attestant son usage.
Années 1920
Rénovation façade et mosaïques
Rénovation façade et mosaïques
Années 1920 (≈ 1920)
Ajout d'enduit ciment et inscriptions commerciales.
5 avril 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 avril 1948 (≈ 1948)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et souches de cheminées (cad. C 380p, 382) : inscription par arrêté du 5 avril 1948
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
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Origine et histoire
La maison située aux 12-14 rue d'Anjou à La Guerche-de-Bretagne est un exemple d’architecture civile bretonne du XVIe siècle, bien que ses éléments d’origine soient aujourd’hui rares. Sa structure combine des pans de bois, notamment au niveau du porche et du premier étage, et des murs en moellon de microdiorite de quartz. Le porche, profond de 2,80 mètres, repose sur des poteaux chanfreinés renforcés par des aisseliers, tandis que la sablière basse supporte l’ensemble. La façade, recouverte dans les années 1920 d’un enduit ciment imitant des colombages, intègre des mosaïques portant les inscriptions « Pharmacie-Centrale » et « Droguerie-Herboristerie », témoignant de son usage commercial ancien.
La partie arrière de la maison, construite en moellon, contraste avec l’avancée en pan de bois du porche, soutenue par des poteaux reposant sur des solins de pierre, partiellement recouverts de ciment postérieur. Le toit à croupes, couvert d’ardoise, complète cette structure hybride. Dès 1907, une carte postale atteste de la présence d’une pharmacie dans le bâtiment, fonction confirmée par des sources orales évoquant une apothicairerie dès les années 1920. Les mosaïques, similaires à celles de la maison voisine (n°16, datées de 1926), suggèrent une rénovation esthétique cohérente avec l’époque, masquant partiellement les éléments médiévaux.
Classée Monument Historique par arrêté du 5 avril 1948 pour ses façades, toitures et souches de cheminées, cette maison illustre l’évolution des usages urbains, passant d’une structure résidentielle médiévale à un commerce local. Les deux parcelles cadastrales (anciennement C 244 et C 246) révèlent une division originale en deux travées, avec des différences de traitement entre colombages à damiers et pans de bois simples. Malgré les transformations, le porche et certains détails architecturaux permettent de dater l’édifice du XVIe siècle, bien que son interprétation reste limitée par la rareté des éléments d’origine.