Construction de la maison XVIIe siècle (≈ 1750)
Période estimée de l'édification du bâtiment.
20 décembre 1924
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 20 décembre 1924 (≈ 1924)
Inscription de la façade par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire de la Maison, Rue d'Engueysse
La maison située au 12 rue d'Engueysse à Albi est un exemple emblématique de l'architecture civile du XVIIe siècle dans le sud-ouest de la France. Sa façade se distingue par une structure en pans de bois disposés en losanges, traversés par des croix de saint André, créant un jeu géométrique complexe. Cette technique, typique de la région, combine esthétique et solidité, avec des briques peintes formant une mosaïque colorée entre les éléments en bois. Chaque étage est en encorbellement, et le troisième niveau repose sur des piédroits renforcés par des bras, illustrant le savoir-faire des charpentiers de l'époque.
La porte d'entrée est surmontée d'un linteau orné d'un écusson portant une inscription latine, ajoutant une dimension symbolique à l'édifice. La maison a été partiellement protégée au titre des Monuments Historiques par un arrêté du 20 décembre 1924, qui concerne spécifiquement sa façade. Cette reconnaissance officielle souligne son importance patrimoniale, bien que sa localisation exacte soit jugée d'une précision médiocre (niveau 5/10). L'édifice reflète les influences architecturales locales, mêlant traditions médiévales et innovations de la Renaissance tardive.
Le système constructif, avec ses pans de bois et ses remplissages en brique, était courant dans les villes du Midi toulousain, où le bois était une ressource abondante et la brique un matériau de prédilection. La disposition en losanges et croix de saint André n'est pas seulement décorative : elle permet une répartition optimale des charges, tout en offrant une ventilation naturelle des murs. Le caractère encorbellé des étages supérieurs, typique des maisons urbaines de l'époque, maximisait l'espace habitable sur des parcelles souvent étroites, tout en créant des jeux d'ombres portées sur la rue.
L'inscription latine sur l'écusson du linteau, bien que non transcrite dans les sources disponibles, suggère un propriétaire aisé ou une famille souhaitant afficher son statut social. Les maisons à pans de bois comme celle-ci étaient souvent habitées par des marchands, des artisans ou des notables locaux, jouant un rôle central dans la vie économique et sociale d'Albi. Leur préservation aujourd'hui offre un témoignage précieux des modes de vie et des techniques de construction du Grand Siècle dans le sud de la France.