Maison, 12 Rue de la Treille à Villefranche-de-Rouergue dans l'Aveyron

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison, 12 Rue de la Treille à Villefranche-de-Rouergue

  • 12 Rue de la Treille
  • 12200 Villefranche-de-Rouergue
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Portes en arcs brisés
XIVe siècle
Portes en arcs brisés
XVIe siècle
Travaux majeurs
2e quart XVIIe siècle
Achat par Deygua
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures de la maison et de la galerie, ainsi que la cour avec le mur de clôture et le mur de clôture mitoyen est, tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté, situés 2 place de la Fontaine et 2 rue de la Monnaie, figurant au cadastre section AT, parcelle 10 : inscription par arrêté du 4 juin 2024

Personnages clés

Bertran de Marcilhac Noble seigneur de la Bastide, copropriétaire de la maison.
Masieiras Peire Pareur de draps, copropriétaire de la maison.
Savinhac Bernat Licencié, propriétaire des deux parcelles.
Guillaume de Savinhac Lieutenant particulier de la cour du sénéchal du Rouergue, propriétaire de la maison.
Jean Jacques Deygua Seigneur de Salesse, conseiller du Roi, propriétaire de la maison en 1631.
Marie d'Azémar Épouse de J. J. Deygua, propriétaire d'une maison contiguë.
Nicolas Augustin Claude Percepteur, propriétaire de la maison au XIXe siècle.

Origine et histoire de la Maison, Rue de la Treille

Implantée dans la gâche de la Fon, la maison AT 10 occupe une parcelle traversante qui ouvre au sud sur une ruelle et au nord sur la place de la Fontaine (fontaine et place classées le 05/10/1920). L'îlot, divisé selon les périodes en cinq à huit parcelles, se situe en limite sud du premier tracé de la bastide, agrandie vers le sud le long de la rue Droite (rue de la République) après la construction du pont des Consuls sur l'Aveyron (1298-1321). La place de la Fontaine, avec celle de Notre-Dame, forme un des rares espaces dégagés de la bastide et constitue un aménagement urbain remarquable. La maison bénéficie d'une double orientation et jouit de beaucoup plus de lumière et d'air que la plupart des constructions urbaines. Sur la rue de la Monnaie, le rez-de-chaussée conserve deux portes en arcs brisés à chanfrein, datables des XIIIe ou XIVe siècles, vestiges d'une phase de construction ancienne. La présence d'une tour d'escalier et d'une galerie percée d'ouvertures élégantes suggère une importante campagne de travaux au cours du XVIe siècle. Les enduits récents empêchent actuellement l'observation des maçonneries et des reprises ; sur les photographies de 2004 les matériaux semblent toutefois homogènes, bien que les images soient peu lisibles. Le cadastre de 1518 mentionne deux propriétaires pour la parcelle AT 10 : noble Bertran de Marcilhac, seigneur de la Bastide, et Masieiras Peire (Mazieres, Pierre), vraisemblablement pareur de draps. Savinhac Bernat, licencié, apparaît ensuite comme propriétaire des deux parcelles, qui passent ensuite à Guillaume de Savinhac (Savignac), lieutenant particulier de la cour du sénéchal du Rouergue ; ces personnages appartiennent probablement à la famille noble de Savignac. Me Jean Jacques Deygua est ensuite noté comme propriétaire ; J. J. Deygua (1601-1652), seigneur de Salesse, hérite de l'office de conseiller du Roi et siège au présidial du Rouergue ; il aurait acheté la maison en 1631. En 1708, on pouvait encore voir ses armes soutenues par deux dauphins au-dessus de la porte. La maison de J. J. Deygua était contiguë, côté ouest, à celle de Marie d'Azémar, son épouse, et il est possible que les Deygua aient réuni ces bâtiments ; au second étage, le mur mitoyen ouest est percé de deux portes à linteau droit qui donnaient sur la parcelle AT 9. En mars 1658, les maisons Deygua sont achetées par les Visitandines, puis échangées en mai 1658 avec l'hôtel de la Trésorerie ; après cet échange, les propriétaires n'ont pas été identifiés jusqu'au début du XIXe siècle. La façade sur la place, commune aux parcelles AT 9 et 10, a été reconstruite en pans de bois hourdés à la terre crue, vraisemblablement au XVIIIe siècle, peut‑être lors d'un réaménagement de la place. Sur le cadastre de 1826, la maison correspond à la parcelle 879, qui regroupe les actuelles parcelles AT 9 et 10. Côté ouest, un androne sépare la maison de sa voisine ; une galerie desservant une petite aile en retour d'équerre est représentée côté est de la cour, dont il ne subsiste actuellement que la façade est. Cette propriété appartient à Nicolas Augustin Claude (1771-1853), originaire des Vosges et percepteur ; ses héritiers vendent la maison le 4 juin 1862, l'acte précisant que Claude en jouissait depuis plus de quarante ans, information qui n'autorise pas la restitution de la chaîne de propriétaires au XVIIIe siècle. À partir de cette vente, la maison passe entre les mains de plusieurs propriétaires.

Liens externes