Frise chronologique
1715
Millésime gravé
Millésime gravé
1715 (≈ 1715)
Cheminée du bâtiment annexe
XVe–XVIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XVe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Période estimée de la maison
1835
Propriété cadastrale
Propriété cadastrale
1835 (≈ 1835)
Appartient à *Kermingant, la veuve*
10 mars 1964
Inscription MH
Inscription MH
10 mars 1964 (≈ 1964)
Protection façades et toitures
années 1965–1970
Restauration partielle
Restauration partielle
années 1965–1970 (≈ 1968)
Remplacement pans de bois supérieurs
2009
Fin de location
Fin de location
2009 (≈ 2009)
Dernier logement dans l’annexe
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 241) : inscription par arrêté du 10 mars 1964
Personnages clés
| Kermingant, la veuve - Propriétaire en 1835 |
Détentrice des parcelles 241 et 242 |
| Jean-Marie Blaize - Propriétaire en 1964 |
Lors de l’inscription MH |
Origine et histoire
La maison située au 14 rue Colvestre à Tréguier est une construction à pans de bois s’élevant sur deux étages en encorbellement, reposant sur un rez-de-chaussée en pierre. Sa structure étroite, avec deux pièces par niveau, révèle une volonté d’optimiser l’espace habitable. La façade, ornée de trois lucarnes au second étage, combine des éléments des XVe et XVIIe siècles, bien que des modifications majeures (suppression de l’escalier en vis, percements) aient altéré son aspect d’origine au XXe siècle.
Le bâtiment, inscrit aux Monuments historiques en 1964 pour ses façades et toitures, appartenait en 1835 à Kermingant, la veuve, résidant à Guingamp. Un bâtiment annexe, datant partiellement de 1715 (millésime gravé sur une cheminée), était encore loué comme logement jusqu’en 2009. Les pans de bois, initialement masqués par un enduit, furent dégagés après la protection, révélant des remplacements partiels (lucarnes capucines, dernier niveau) dans les années 1965–1970.
Les archives cadastrales et le dossier de protection mentionnent des propriétaires successifs, dont Jean-Marie Blaize (né en 1896), époux de Claire Pastol, résidant à Tréguier au moment de l’inscription. La maison illustre l’évolution des techniques constructives bretonnes, entre tradition médiévale (pans de bois, encorbellements) et adaptations modernes, tout en conservant des traces de son usage résidentiel et locatif sur plusieurs siècles.
La protection de 1964 visait à préserver un exemple rare d’architecture civile ancienne à Tréguier, malgré les transformations subies. Le dossier exigeait notamment la suppression des volets et la mise en valeur des ouvertures d’origine. Aujourd’hui, le site témoigne à la fois de la richesse patrimoniale de la ville et des défis de conservation liés aux modifications contemporaines.