Première mention du propriétaire 1617 (≈ 1617)
Propriétaire documenté pour la première fois.
1671
Description du bien
Description du bien 1671 (≈ 1671)
Maison, cour et jardin attestés.
1680
Acquisition de la maison d'angle
Acquisition de la maison d'angle 1680 (≈ 1680)
Agrandissement du domaine immobilier.
1751
Reconstruction de la façade
Reconstruction de la façade 1751 (≈ 1751)
Façade actuelle édifiée lors de l’élargissement rue Poise.
4 mars 1964
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 4 mars 1964 (≈ 1964)
Inscription de la porte et du balcon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte sur rue (vantaux compris) et balcon en fer forgé qui la surmonte (cad. J 165) : inscription par arrêté du 4 mars 1964
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires anonymes
Aucun nom cité dans les sources.
Origine et histoire
La maison située au 15 Grande-Rue à Nîmes est un édifice d'angle dont l’histoire documentée remonte à 1617, date à laquelle son propriétaire est mentionné pour la première fois. En 1671, le bien comprend déjà une maison, une cour et un jardin, puis en 1680, le propriétaire acquiert la maison d’angle adjacente. Ces éléments suggèrent une évolution progressive du bâtiment, probablement lié à des familles aisées de la ville.
La transformation majeure intervient en 1751, lors de l’élargissement de la rue Poise, moment où la façade actuelle est probablement reconstruite. Elle se distingue par ses chaînes d’angle, son entrée monumentale et son balcon galbé en fer forgé, typique du style rocaille du XVIIIe siècle. Les fenêtres cintrées, ornées de clefs sculptées de coquilles, et la porte d’entrée aux vantaux décorés de motifs rocaille et de pilastres cannelés, illustrent le raffinement architectural de l’époque. Le balcon, soutenu par des consoles enroulées, dessert uniquement la porte-fenêtre centrale du premier étage, tandis que sa ferronnerie présente un médaillon ovale ajouré aux volutes élégantes.
L’imposte en bois de la porte, sculptée d’un grand cartouche et d’un motif partiellement effacé, ainsi que les guirlandes et feuillages des clefs, témoignent d’un artisanat soigné. La symétrie des baies et la richesse des décors extérieurs reflètent le statut social des propriétaires, probablement des notables nîmois. La protection partielle du monument, intervenue par arrêté du 4 mars 1964, concerne spécifiquement la porte sur rue (vantaux inclus) et le balcon en fer forgé, soulignant leur valeur patrimoniale.
La localisation de la maison, dans le centre historique de Nîmes, s’inscrit dans un quartier marqué par l’urbanisme du XVIIIe siècle, période où la ville connaît un essor économique lié au commerce et à l’artisanat. Les hôtels particuliers de cette époque, comme celui-ci, servaient à la fois de résidence et de symbole de prestige pour les familles bourgeoises ou aristocratiques locales. Leur présence contribuait à façonner l’image d’une ville dynamique, mêlant héritage romain et modernité des Lumières.
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