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Maison, 2 Rue de la Chalotais à Tréguier en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Maison classée MH Maison à pan de bois

Maison, 2 Rue de la Chalotais à Tréguier

    2 Rue de la Chalotais22220 Tréguier
Maison, 2 Rue de la Chalotais à Tréguier
Maison, 2 Rue de la Chalotais à Tréguier
Maison, 2 Rue de la Chalotais à Tréguier

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
début XVIe siècle
Construction initiale
1834
Extension visible sur cadastre
10 mars 1964
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Origine et histoire de la Maison, Rue de la Chalotais

La maison située au 2 Rue de la Chalotais à Tréguier est un exemple remarquable d’architecture civile médiévale et moderne. Sa façade en pan de bois, insérée entre deux murs maçonnés, présente un étage soutenu par des poteaux sans encorbellement, typique des constructions du XVe siècle. Le rez-de-chaussée, largement ouvert sur la rue, suggère un usage commercial ou artisanal, tandis que l’étage, contreventé par des croix de Saint-André et des pièces obliques en chevrons, servait probablement d’habitation. Des traces d’anciennes pièces d’appui, visibles sur les poteaux, attestent d’aménagements antérieurs.

À l’arrière, un escalier en vis hors-œuvre dessert l’étage et le comble, caractéristique des maisons médiévales. La maison, édifiée au début du XVIe siècle au bas de la rue La Chalotais (anciennement rue Saint-Guillaume), était initialement composée de deux pièces superposées : une boutique-atelier au rez-de-chaussée et une chambre à l’étage. Une extension postérieure, visible sur le cadastre de 1834, a doublé sa profondeur. Le toit, ouvert par deux lucarnes, et la poutraison apparente renforcent son caractère historique.

Classée Monument Historique, cette maison illustre la vie des artisans-marchands de Tréguier, une ville bretonne marquée par son activité commerciale et religieuse. Les façades et toitures ont été protégées par arrêté du 10 mars 1964, soulignant leur valeur patrimoniale. L’absence d’encorbellement et la structure en pan de bois reflètent les techniques constructives locales, adaptées aux contraintes urbaines et économiques de l’époque.

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