Construction présumée Seconde moitié du XVIe siècle (≈ 1675)
Analyse stylistique du pan de bois
1729
Millésime sur linteau
Millésime sur linteau 1729 (≈ 1729)
Rénovation ou modification côté jardin
XVIIe siècle
Porte actuelle datée
Porte actuelle datée XVIIe siècle (≈ 1750)
Élément architectural ajouté ou remplacé
10 mars 1964
Inscription MH
Inscription MH 10 mars 1964 (≈ 1964)
Protection façades et toitures
2019
Unification propriétaire
Unification propriétaire 2019 (≈ 2019)
Maisons n°20 et 22 réunies
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Firmin Cadiau - Propriétaire en 1835
Possédait les deux maisons et jardin
Émile Le Taillandier - Propriétaire en 1877
Avocat et futur maire de Lannion
Jeanne Bougon - Propriétaire en 1964
Veuve d’Allain Le Mée
Origine et histoire de la Maison, Rue Colvestre
La maison située au 20 rue Colvestre à Tréguier est un édifice à deux étages dont la façade sur rue présente partiellement un pan de bois. Son décor inclut cinq poteaux sculptés en colonnettes renflées sur deux niveaux, couronnées de chapiteaux corinthiens. La façade arrière, côté jardin, est entièrement enduite. Un linteau de fenêtre porte l’inscription « IHS 1729 Mr », suggérant une modification ou une rénovation à cette date. L’analyse stylistique du pan de bois indique une construction probable dans la seconde moitié du XVIe siècle, tandis que la porte actuelle daterait du XVIIe siècle.
Le rez-de-chaussée abritait une boutique, et la maison est historiquement liée à la « Maison dite du duc Jean V » (n°22), avec laquelle elle formait un ensemble immobilier unique au XIXe siècle. En 1835, les deux maisons et leur jardin (parcelles cadastrales n°250 et 251) appartenaient à Firmin Cadiau, résident de Tréguier. En 1877, Émile Le Taillandier (avocat, juge suppléant et futur maire de Lannion) en devient propriétaire, aux côtés de la maison voisine. Les façades et toitures ont été inscrites aux Monuments Historiques le 10 mars 1964, alors que la maison appartenait à Jeanne Bougon, veuve d’Allain Le Mée.
En 1966, un enduit à faux appareil recouvrait le pan de bois, comme en témoignent des photographies d’archives. Aujourd’hui, les maisons n°20 et n°22 appartiennent à un seul propriétaire depuis 2019. À l’intérieur, certaines boiseries d’origine subsistent, rappelant le caractère historique de ce logement bourgeois trégorrois.