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Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier

    20 Rue des Perdreries22220 Tréguier
Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier
Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier
Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier
Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier
Maison, 20 Rue des Perdreries à Tréguier

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Vers 1432
Construction de l’ancien évêché
1594
Destruction de l’évêché
Début XVIe siècle
Construction du corps de logis
Premier quart du XVIIe siècle
Agrandissement de l’aile nord
1791
Procès-verbal de la « prébende Laënnec »
1795
Vente comme bien national
1834
Destruction de la moitié est
23 décembre 1924
Classement de la porte
22 mars 1973
Inscription des façades
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Michel Laënnec de Penticou - Chanoine du chapitre Dernier propriétaire avant 1791.
Philippe du Halgouët - Chanoine trésorier Commanditaire de l’aile nord (XVIIe).
Gustave Le Borgne de La Tour - Comte, député et maire Démolit moitié est en 1834.
Jean-Marie Le Bouder - Acquéreur en 1795 Acheta le bien national.

Origine et histoire de la Maison, Rue des Perdreries

La maison située au 20 rue des Perdreries à Tréguier est un hôtel construit principalement au XVe siècle, avec des agrandissements au XVIIe siècle. Ce bâtiment en moellon de granite, schiste et grès se compose d’un corps de logis à deux étages et d’une aile arrière. Sa façade sud arbore un portail gothique orné d’armoiries bûchées, probablement liées à des chanoines. Des éléments comme les passe-plats, les coussièges et un escalier en vis témoignent d’un confort rare pour l’époque. L’édifice était à l’origine plus vaste, sa moitié est ayant été détruite après 1834.

L’hôtel occupe l’emplacement des dépendances de l’ancien palais épiscopal de Tréguier, détruit en 1594 pendant les guerres de la Ligue. Seul le portail sculpté de cet évêché subsiste, réutilisé dans la construction actuelle. Au XVIIe siècle, l’aile nord est ajoutée sous l’impulsion du chanoine Philippe du Halgouët, cousin de l’évêque, dont le blason muet orne une porte. La demeure, appelée « prébende Laënnec » en 1791 d’après son dernier propriétaire chanoine, Michel Laënnec de Penticou, est vendue comme bien national en 1795 à Jean-Marie Le Bouder.

Au XIXe siècle, la moitié est du bâtiment est démolie par le comte Gustave Le Borgne de La Tour pour construire des communs. En 1961, la ville de Tréguier acquiert l’ensemble, incluant l’« Hôtel de La Tour » adjacent. Malgré des transformations urbaines dénaturant son environnement (construction de logements sociaux en 1968), les façades et toitures sont inscrites aux Monuments historiques en 1973. La porte de l’ancien évêché, classée dès 1924, rappelle son lien avec l’histoire religieuse locale.

Architecturalement, l’hôtel allie fonctions résidentielles et symboliques. Le vestibule traversant dessert cuisine, escalier et pièces annexes, tandis que des aménagements comme les placards muraux, les cheminées monumentales et les fenêtres à coussièges reflètent un statut social élevé. Les blasons martelés, dont celui de la famille de Guermeur, suggèrent des occupants influents. La vue originelle sur le Guindy, aujourd’hui obstruée, soulignait son prestige à l’entrée occidentale de la ville, proche de la cathédrale Saint-Tugdual.

Le procès-verbal de 1791 et les plans cadastraux révèlent une propriété étendue, incluant vergers et jardins. La conduite d’eau de la pompe de Tréguier (1605) traversait le « Verger de messire du Halegoat », confirmant son intégration dans le réseau urbain médiéval. Vendu comme bien national, puis morcelé, l’édifice illustre les mutations patrimoniales post-révolutionnaires. Sa restauration et la requalification de ses abords pourraient redonner à ce monument son rôle central dans l’histoire de Tréguier, ville longtemps dominée par son évêché.

Liens externes

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