Construction du logis vers 1558 (≈ 1558)
Édifiée par Guillaume André, sieur de Kerlesté.
1871
Achat par Charles Jacque
Achat par Charles Jacque 1871 (≈ 1871)
Restauration et accueil d’artistes par le peintre.
1908
Création de la place Saint-Yves
Création de la place Saint-Yves 1908 (≈ 1908)
Isole la maison dans le paysage urbain.
18 juillet 1966
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 juillet 1966 (≈ 1966)
Protection des façades et toitures par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guillaume André - Sieur de Kerlesté, probable commanditaire
Issu d’une famille influente locale.
Charles Jacque - Peintre et restaurateur (XIXe siècle)
Acheteur en 1871, hôte d’artistes.
Origine et histoire de la Maison, Rue de l'Église
La maison Guillaume André est une habitation du XVIe siècle située au cœur du Croisic, en Loire-Atlantique. Construite vers 1558, elle représente un exemple remarquable de l’architecture civile de la Renaissance bretonne, mêlant pierre et pans de bois. Son pignon ouest, particulièrement soigné, et son encorbellement reflètent le savoir-faire des artisans de l’époque. À l’origine, ce logis était probablement lié à Guillaume André, sieur de Kerlesté, issu d’une famille influente ayant compté plusieurs maires du Croisic. Les hypothèses suggérant qu’il ait servi de logis au trésorier de la paroisse ou au capitaine de la cité restent cependant non confirmées, résultant peut-être d’une confusion avec les fonctions occupées par la famille André.
Au fil des siècles, la maison a connu plusieurs propriétaires. En 1871, elle est acquise par Charles Jacque, un peintre parisien qui s’installe au Croisic et entreprend sa restauration. Ce dernier y accueille des artistes, contribuant à faire de ce lieu un foyer culturel. La façade nord, à pans de bois, est encadrée par deux pignons appareillés, tandis que le rez-de-chaussée, aujourd’hui doté d’une boutique en arcade, a été rénové récemment à partir des pierres d’origine. L’ossature en bois, complexe, présente des motifs distincts selon les étages : des brins de fougère au premier et des croix de saint André au second. Certaines pièces conservent encore une numérotation en chiffres romains, vestige des techniques d’assemblage d’époque.
La façade sud a perdu son pan de bois lors des restaurations du XIXe siècle, probablement en raison de sa vétusté. La maison, isolée depuis la création de la place Saint-Yves en 1908, a été inscrite au titre des monuments historiques en 1966 pour ses façades et toitures. Son histoire reflète à la fois l’évolution architecturale de la région et les transformations sociales, depuis son rôle initial dans la cité médiévale jusqu’à sa renaissance comme lieu artistique au XIXe siècle.