Frise chronologique
1455-1458
Première mention écrite
Première mention écrite
1455-1458 (≈ 1457)
Propriété d'Alain Bernard dans le rentier ducal.
1677
Réformation du domaine
Réformation du domaine
1677 (≈ 1677)
Appartient à Christophe Le Gouvello et au chapitre.
25 janvier 1929
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
25 janvier 1929 (≈ 1929)
Protection des façades et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Alain Bernard - Propriétaire (milieu XVe siècle) |
Mentionné dans le rentier ducal de 1455-1458. |
| Alain Le Lamet - Ancien propriétaire |
Propriétaire avant Alain Bernard. |
| Henry de Coetquirintin - Ancien propriétaire |
Propriétaire avant Alain Bernard. |
| Christophe Le Gouvello - Propriétaire (1677) |
Sieur de Ménimur, héritier de Julien Le Gouvello. |
| Julien Le Gouvello - Ancien propriétaire (XVIIe siècle) |
Père de Christophe Le Gouvello. |
| Jacquette Cillart - Ancienne propriétaire (XVIIe siècle) |
Épouse de Julien Le Gouvello. |
Origine et histoire
La maison située au 3 Rue des Chanoines à Vannes est un exemple typique d’architecture médiévale en pan de bois, construite sur une parcelle d’angle dite « laniérée ». Elle se distingue par ses deux étages carrés en encorbellement, surmontés d’un étage de comble, et une toiture à deux pignons. Le soubassement repose sur des poteaux de bois de forte section, eux-mêmes posés sur des dais de pierre, avec une pile d’angle en granit. La charpente de la façade utilise des croix de Saint-André comme décharges, ainsi que des sablières et entretoises superposées pour soutenir l’encorbellement. Ces éléments techniques illustrent le savoir-faire des charpentiers de l’époque.
La maison est mentionnée dès la première moitié du XVe siècle dans le rentier du domaine ducal (1455-1458) comme appartenant à Alain Bernard, après avoir été la propriété d’Alain Le Lamet et d’Henry de Coetquirintin. Deux siècles plus tard, en 1677, les archives de la réformation du domaine indiquent qu’elle est détenue par Christophe Le Gouvello, sieur de Ménimur, héritier de Julien Le Gouvello et de Jacquette Cillart. À cette date, la maison est décrite comme divisée entre Le Gouvello et le chapitre cathédral de Vannes, ce dernier en possédant un quart. Son inscription comme Monument Historique en 1929 (pour ses façades et toiture) souligne sa valeur patrimoniale.
L’édifice reflète l’organisation urbaine de Vannes à la fin du Moyen Âge, où les maisons en pan de bois, souvent étroites et hautes, bordaient les rues commerçantes. Leur structure en encorbellement permettait de gagner de l’espace en hauteur, tandis que les pignons sur rue marquaient l’alignement des parcelles. La mention de propriétaires issus de la noblesse locale (comme les Le Gouvello) ou liés au chapitre cathédral atteste de son importance sociale et économique dans la ville.